Arsenal attend Gallas

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Arsenal attend Gallas
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Désormais joueur de Tottenham, William Gallas ne risque pas d'être chaleureusement accueilli samedi à l'Emirates Stadium. L'ex-capitaine d'Arsenal est en effet très attendu par ses anciens supporters mais également coéquipiers, à l'image de Samir Nasri, pour un derby nord-londonien qui sent (toujours) la poudre.

Désormais joueur de Tottenham, William Gallas ne risque pas d'être chaleureusement accueilli samedi à l'Emirates Stadium. L'ex-capitaine d'Arsenal est en effet très attendu par ses anciens supporters mais également coéquipiers, à l'image de Samir Nasri, pour un derby nord-londonien qui sent (toujours) la poudre. "S'il joue mal, les supporters vont le massacrer. Mais s'il parvient à fournir de grosses prestations, ils vont l'adorer." Pour Harry Redknapp, interrogé sur l'arrivée de William Gallas aux Spurs cet été, l'équation était simple : ex-Gunner ou pas, le Français devait être jugé par rapport à ses prestations sur le pré et non pas en fonction de son passé chez le plus proche voisin mais néanmoins ennemi intime. Dans le Nord de Londres, la rivalité entre Tottenham et Arsenal est en effet loin d'être une vue de l'esprit. Les supporters des Lilywhites - dont certains se seraient récemment distingués en passant à tabac le père du défenseur de Chelsea John Terry, croisé par hasard dans le métro - gardent par exemple une sévère rancoeur pour celui qu'ils surnomment désormais "Judas", Sol Campbell, formé aux Spurs avant de rejoindre Arsène Wenger à l'été 2001. Autant dire que l'arrivée - sans frais - de Gallas, ancien capitaine des Gunners également passé par Chelsea, autre rival, à l'intersaison n'a pas ravi tout le monde à White Hart Lane, alors que l'Emirates Stadium attend son retour, samedi à partir de 13h45, avec impatience, pour lui démontrer tout le bien qu'on pense de sa "trahison". Ambiance... Des retrouvailles pimentées avec Nasri ? Et si le Guadeloupéen, qui se défend d'être "cramé", est encore loin d'avoir conquis les coeurs - Paul Robinson, un ancien de la maison, a été beaucoup plus chaleureusement accueilli que lui lors du dernier match face à Blackburn (4-2) -, il est en tout cas, et malgré des débuts compliqués, en train de faire peu à peu sa place dans l'effectif d'un club qui participe pour la première fois de son histoire à la Ligue des champions. Une compétition où Gallas est d'abord complètement passé à travers, à Milan face à l'Inter (3-4), avant de se montrer brillant lors du retour à Londres (3-1). Il a aujourd'hui et en tout et pour tout débuté 10 rencontres avec Tottenham, pour 18 buts encaissés, profitant au maximum de l'indisponibilité de la paire King-Dawson pour grappiller du temps de jeu. Younes Kaboul, son partenaire de l'axe central, a lui été appelé chez les Bleus - sans jouer - pour la toute première fois face à l'Angleterre, mais William Gallas, 33 ans, dont le contrat d'un an sera prolongé s'il joue 30 matches au cours de la saison, semble à l'heure actuelle assez éloigné de ces considérations, même s'il ne perd pas une occasion pour égratigner Raymond Domenech. Au petit jeu des phrases assassines, il trouvera quoi qu'il en soit à qui parler samedi à Holloway avec la présence sur le terrain de son ancien coéquipier Samir Nasri, qui, contrairement à Bacary Sagna, est loin d'être un proche. "Quelqu'un (William Gallas) a écrit dans son livre que j'avais eu une altercation avec lui et que j'avais piqué la place d'un autre (Thierry Henry) dans le bus, confiait récemment le jeune milieu de terrain à L'Equipe. C'était n'importe quoi." De quoi pimenter encore un peu plus un derby qui n'en a vraiment pas besoin.