Armand, l'axe du bien

  • A
  • A
Armand, l'axe du bien
@ Reuters
Partagez sur :

LIGUE 1 - Le défenseur, replacé dans l'axe, se déplace à Lens avec le PSG ce dimanche.

LIGUE 1 - Le défenseur, replacé dans l'axe, se déplace à Lens avec le PSG ce dimanche. Du placard à la lumière. Du banc à l'axe. Le mercato estival du Paris Saint-Germain a changé les perspectives de Sylvain Armand. Au sortir d'une saison pénible - "je me suis assis sur mes lauriers, j'avais moins envie de faire des efforts", reconnaît-il aujourd'hui - l'ancien Nantais pensait vivre ce nouvel exercice, celui de l'énième rachat annoncé du club de la capitale, le plus souvent depuis le banc. Une issue que l'arrivée fin août de l'Ivoirien Siaka Tiéné, cet arrière gauche tant désiré par Antoine Kombouaré qui l'a connu à Valenciennes, ne faisait que confirmer. Le manque de finances du PSG, incapable de recruter un défenseur central, lui aura redonné une chance. Dans l'axe de la défense parisienne, chantier n°1 de l'entraîneur kanak. Devant l'urgence de la situation, ce dernier a tranché. Exit Zoumana Camara, qui ne s'est jamais imposé comme le patron attendu à ce poste. Oublié Sammy Traoré, qui n'a jamais dégagé la moindre impression de sécurité. Bonjour Sylvain Armand, barré à gauche par Tiéné. Malgré une première sanctionnée de quatre buts face au Maccabi Tel-Aviv lors du tour préliminaire retour de la Ligue Europa (4-3), l'expérience est confirmée après un nouveau naufrage de la défense parisienne à Sochaux (3-1). Depuis, le PSG n'a plus encaissé le moindre but, pas même sur la pelouse du FC Séville en Ligue Europa (0-1). Et Armand, dont la qualité de relance, la science du placement et le jeu sur l'homme sont loués, n'y est pas étranger. Sous surveillance... "J'ai la chance de pouvoir évoluer à un poste différent et dans un contexte différent", savoure aujourd'hui le Parisien, formé en défense centrale à Saint-Etienne avant de glisser à gauche à son arrivée à Nantes il y a dix ans. "Ça me fait plaisir et ça fonctionne bien aujourd'hui, même si j'avais un peu d'appréhension au départ. Le coach savait que j'avais déjà joué à ce poste et que j'affectionne cette position. Maintenant, je ne joue en défense centrale que depuis quatre matches donc il faut que je travaille pour confirmer. Il y a une concurrence forte, que ce soit à gauche ou dans l'axe. Je pense que c'est ce qui donne sa force au groupe." Une concurrence (par défaut ?) dont a profité Armand pour faire ses preuves dans l'axe au côté de Mamadou Sakho avec lequel il forme une charnière inédite en Europe de gauchers. Un problème ? "C'est une question d'automatismes et d'habitudes, répondait dimanche dernier l'intéressé dans les colonnes de L'Equipe. Il faut juste éviter de relancer systématiquement sur le côté gauche." Depuis la trêve internationale, la réussite est au rendez-vous. Mais à écouter Armand, ce pari tenté par Kombouaré n'explique pas tout. "On a pris conscience que si l'on veut jouer les premiers rôles, cela passe par un changement mentalité de chacun, avouait-il vendredi au Camp des Loges. Notamment l'acceptation de peut-être moins jouer. Tout le monde doit tirer le groupe vers le haut pour ne pas revivre ce qu'on a vécu la saison dernière." Une révolution qui demande à être éprouvée, ce PSG nouveau, même de retour dans la première moitié du tableau, avançant encore en équilibre. Comme Armand, conscient que les supporteurs d'aujourd'hui, adversaires hier, seront peut-être les premiers persifleurs de demain. "Si contre Lens ça se passe mal, il y aura beaucoup de monde sur mon dos", prévient-il. Mais aussi sur celui de Kombouaré...