Arles-Avignon, clap de fin

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Arles-Avignon, clap de fin
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L'issue ne faisait plus aucun doute depuis bien longtemps. Promu cette saison en Ligue 1 pour la première fois de son histoire, l'AC Arles-Avignon, battu ce dimanche par Valenciennes (0-1), n'a plus aucune chance de se maintenir et retournera la saison prochaine à l'étage inférieur. La simple conséquence d'un exercice cauchemardesque, qui a vu le club du président Salerno se tirer une balle dans le pied dès l'été dernier.

L'issue ne faisait plus aucun doute depuis bien longtemps. Promu cette saison en Ligue 1 pour la première fois de son histoire, l'AC Arles-Avignon, battu ce dimanche par Valenciennes (0-1), n'a plus aucune chance de se maintenir et retournera la saison prochaine à l'étage inférieur. La simple conséquence d'un exercice cauchemardesque, qui a vu le club du président Salerno se tirer une balle dans le pied dès l'été dernier. Il ne restait plus qu'à en attendre l'officialisation. En concédant sa 20e défaite de la saison contre Valenciennes (0-1), ce dimanche, Arles-Avignon pointe désormais à 22 points du 17e, Monaco, alors que 21 points restent à distribuer. L'ACAA retournera donc en Ligue 2 la saison prochaine. Un verdict attendu depuis l'orée d'une saison qui aura vu le promu provençal passer en quelques semaines du rêve au cauchemar. "Je suis triste parce qu'on n'a pas réussi à donner satisfaction à notre public, il mérite. Et aussi une satisfaction pour les joueurs. Maintenant j'ai l'impression qu'on n'a pas tiré la bonne leçon depuis juillet-août", estime Faruk Hadzibegic, interrogé sur Foot+. La mission s'annonçait extrêmement compliquée pour le petit poucet de l'élite. Elle est devenue impossible au fil des semaines, et il n'a pas fallu longtemps pour s'en apercevoir. Avant-même la première journée, Arles-Avignon faisait parler de lui (en mal) dès le mois de juin, lorsque deux des hommes-clé de la montée étaient priés de faire leur valise : le président Jean-Marc Conrad, congédié pour avoir proposé un pré-contrat juteux à l'entraîneur Michel Estevan sans en avoir averti les membres du conseil de surveillance, et Michel Estevan lui-même, coupable... d'être trop gourmand financièrement. Finalement, Estevan, l'homme des quatre montées (du CFA 2 à la L1 en cinq ans), était rappelé à la rescousse par le nouvel homme-fort du club, Marcel Salerno, avec pour mission de gérer un groupe complètement remanié. "Nos limites sont là" Exit les cadres de Ligue 2, c'est avec une vingtaine de recrues, dont pas mal de « grands noms » (Erbate, Basinas, Charisteas, Mejia, Pavon, Meriem, Planté), que Michel Estevan et son nouvel adjoint Robert Duverne devaient mener l'opération-maintien. Victime du désordre ambiant, le duo n'a même pas survécu à la cinquième journée. Après cinq revers d'entrée, les deux hommes étaient successivement évincés, pour laisser Faruk Hadzibegic s'installer sur le banc provençal début octobre. Malgré un succès obtenu contre Caen (3-2, 12e journée), Arles-Avignon n'aura jamais l'occasion d'espérer une relégation, entérinée ce 17 avril, après 31 journées. "Ça fait mal au coeur, ça fait mal au public. On est frustré, on est vexé, on est triste mais finalement je pense que nos limites sont là", reprend Hadzibegic. Le bilan comptable est évidemment désastreux pour une équipe tout simplement pas au niveau. Une seule victoire, 13 points pris, 16 buts marqués, 57 encaissés. Arles-Avignon n'a désormais plus que deux objectifs en cette saison. Faire mieux que le Racing Club de Lens 1988-1989, et ses 17 points (3 victoires, 8 nuls, 27 défaites). Et terminer le mieux possible pour préparer la saison prochaine. Pour ne pas continuer à sombrer.