Arles-Avignon au 8e sous-sol

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Arles-Avignon au 8e sous-sol
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Le chemin de croix d'Arles-Avignon continue. Le promu provençal a concédé samedi soir sa huitième défaite en autant de matches de Ligue 1 en subissant la loi d'Auxerre au Parc des Sports (0-4). Pour sa première sur le banc, Faruk Hadzibegic a déjà pu constater les lacunes d'une équipe qui file tout droit vers la Ligue 2.

Le chemin de croix d'Arles-Avignon continue. Le promu provençal a concédé samedi soir sa huitième défaite en autant de matches de Ligue 1 en subissant la loi d'Auxerre au Parc des Sports (0-4). Pour sa première sur le banc, Faruk Hadzibegic a déjà pu constater les lacunes d'une équipe qui file tout droit vers la Ligue 2. Arles-Avignon se dirige, lentement mais sûrement, vers le triste record de Grenoble établit il y a seulement un an. Si les Grenoblois avaient patienté jusqu'à la 11e journée avant d'inscrire leur premier point en Ligue 1, les Provençaux sont toujours fanny au soir de la huitième levée, et d'une lourde défaite concédée ce samedi à domicile devant Auxerre (0-4). Nommé dans la semaine à la tête du promu, après un court intérim assuré par Kader Ferhaoui et Jean-Louis Saez, Faruk Hadzibegic a pu mesurer depuis le banc de touche le travail qui l'attend pour espérer un miracle. Parce que c'est bien un miracle qu'il faudra à l'ACA pour rester plus d'une saison dans l'élite du football français. Adepte du surplace en ce début de championnat, avec cinq matches nuls en sept matches, Auxerre n'était pourtant pas venu dans le sud de la France en conquistador. Les hommes de Jean Fernandez n'ont pourtant eu qu'à se baisser pour ramasser les trois points. Traoré, peu après le premier quart d'heure, sanctionnait l'apathie de la défense provençale (0-1, 18e) qui connaissait en plus le malheur de perdre Mejia dès la 25e minute après que l'Espagnol eut violemment percuté son poteau. Un coup du sort dont n'avait pas besoin Arles-Avignon qui, pour couronner le tout, prenait un nouveau coup sur la tête juste avant la mi-temps lorsque Pedretti doublait la mise sur une frappe déviée qui prenait Planté à contre-pied (0-2, 44e). Hadzibegic: "La situation est complexe" Le changement de côté ne changeait rien à l'affaire et le promu continuait de subir les assauts de l'AJA. Quelques secondes après avoir trouvé le poteau, Contout corsait l'addition avant l'heure de jeu en logeant de la tête le ballon dans la lucarne (0-3, 58e). Des « Salerno démission » tombait des tribunes du Parc des Sports mais à la vue de la démonstration auxerroise ce soir on se dit que cela ne suffira sans doute pas à sauver une équipe à la dérive. Birsa en remettait même une couche sur une frappe que Planté aurait pourtant pu sortir (0-4, 82e). La bronca qui accompagnait les joueurs locaux vers les vestiaires au coup de sifflet final marque aussi clairement un ras-le-bol des supporters, ce qui n'a pas plu à Piocelle qui souhaitait monter dans les tribunes avant d'être raisonné par ses coéquipiers. La saison s'annonce très longue pour le promu, mais Hadzibegic ne regrette, pas encore, sa décision d'être venu jouer les pompiers. "Je ne regrette absolument pas d'être venu ici, confiait le technicien bosnien devant les caméras de Foot+. Je suis lucide et je sais que la situation est très complexe. Mais c'est à moi de trouver la solution avec les joueurs. Sur les deux premiers buts, c'est deux cadeaux de notre part. Je félicite l'AJA pour leur intelligence dans le jeu mais nous on va se battre jusqu'au bout. On a trop voulu bien faire et ça nous a bloqué tout le match." La trêve internationale tombe à pic pour le nouvel entraîneur qui aura néanmoins du mal à transformer l'ACA en deux semaines.