Antonetti la joue modeste

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Antonetti la joue modeste
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Alors que Rennes se stabilise en haut du classement, et trône à la deuxième place de la Ligue 1, Frédéric Antonetti ne veut pas entendre parler du titre. Pour lui, son équipe n'a pas les moyens de lutter sur la durée avec Lille, Lyon ou Marseille. En revanche, le coach breton n'exclut pas de jouer les trouble-fêtes comme Montpellier ou Auxerre l'an passé.

Alors que Rennes se stabilise en haut du classement, et trône à la deuxième place de la Ligue 1, Frédéric Antonetti ne veut pas entendre parler du titre. Pour lui, son équipe n'a pas les moyens de lutter sur la durée avec Lille, Lyon ou Marseille. En revanche, le coach breton n'exclut pas de jouer les trouble-fêtes comme Montpellier ou Auxerre l'an passé. Tout deuxième qu'il soit, Frédéric Antonetti n'est pas du genre à s'enflammer. "Si je dis qu'on joue la course au titre, vous allez me dire: «c'est un fou furieux»", explique ainsi le coach rennais, à Ouest-France. Pourtant, alors que Lille reçoit Lyon, dimanche, dans le cadre de la 25e journée de Ligue 1, un résultat négatif des Nordistes, allié à une victoire rennaise face à Lens, expédieraient Jérôme Leroy et sa bande sur la plus haute marche du podium. Pas de quoi faire tourner la tête du technicien corse, qui préfère la jouer pragmatique. "Il faut être raisonnable, il y a cinq équipes qui sont au-dessus de nous. J'ai toujours dit que nous étions dans le deuxième chapeau avec des équipes comme Saint-Etienne, Toulouse. Lille, Lyon, Marseille ont une marge de manoeuvre supérieure à la nôtre", explique ainsi l'ancien entraîneur de Nice. Une retenue qu'il explique notamment par la jeunesse de son effectif, notamment lors de la victoire face à Toulouse (2-1): "Ce que je retiens surtout c'est que nous avons gagné avec une équipe dont vous ne connaissez pas la moitié de l'effectif". "On s'accroche comme des morpions" Antonetti force le trait, mais il est vrai que peu aurait misé sur John Boye, Samuel Souprayen ou Tongo Doumbia en début de saison. "Le Stade Rennais a beaucoup de mérite de lancer tous ces jeunes. Nous alimentons beaucoup le football français et il faut le souligner", se félicite ainsi le coach, ravi de ses trouvailles. Mais la jeunesse de ses ouailles n'a pas toujours comblé le technicien, qui n'avait pas hésité à fustiger ses troupes, après deux défaites de rang, face à Sochaux (1-5), puis Reims en Coupe de France (3-4, a.p.). "J'ai dit aux joueurs que le football était une école d'humilité. C'est aussi une école difficile puisque lorsqu'on n'a pas le niveau on est vite sanctionné", avait déclaré le Corse, sur Eurosport. Depuis, tout ce petit monde est rentré dans le rang, et la réception de Lens, samedi, devrait permettre à Rennes de continuer sa marche en avant. Et si la situation se décante en leur faveur d'ici la fin de saison, Frédéric Antonetti ne serait pas contre un rôle de poil à gratter: "Si des gros ne sont pas au rendez-vous, on fera tout pour être le Auxerre ou le Montpellier de la saison dernière. Ce qui est certain c'est que l'on s'accroche comme des morpions, enfin comme des sangsues plutôt, c'est mieux..."