Annecy, l'oral de l'espoir

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Annecy, l'oral de l'espoir
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Lors d'une ultime présentation devant le Comité international olympique ce mercredi, à Lausanne (Suisse), Annecy a défendu ses atouts dans la course pour l'attribution des Jeux olympiques d'hiver 2018. Même si Pyeongchang a pris beaucoup d'avance sur Munich et Annecy, on rêve du côté de la candidature française d'un finish favorable. Réponse le 6 juillet.

Lors d'une ultime présentation devant le Comité international olympique ce mercredi, à Lausanne (Suisse), Annecy a défendu ses atouts dans la course pour l'attribution des Jeux olympiques d'hiver 2018. Même si Pyeongchang a pris beaucoup d'avance sur Munich et Annecy, on rêve du côté de la candidature française d'un finish favorable. Réponse le 6 juillet. Une journée cruciale pour Annecy 2018 ! La candidature haut-savoyarde a passé son grand oral mercredi devant les membres du Comité internationale olympique (CIO) à Lausanne en Suisse. "Cette présentation s'est bien passée. Nous avons eu des applaudissements, des rires, le tout dans une ambiance détendue", a indiqué l'ancienne skieuse suédoise, Pernilla Wiberg, vice président du GIP Annecy 2018 sur le site internet du Dauphiné Libéré. Après une présentation de 45 minutes au cours de laquelle Charles Beigbeder, Jean-Pierre Vidal, Jean-Claude Killy et la ministre des Sports, Chantal Jouanno, ont pris la parole pour défendre le projet tricolore, les Français avaient encore 45 minutes pour répondre aux différentes questions des membres du CIO, afin de les convaincre du bien-fondé de leur candidature pour l'attribution des Jeux olympiques d'hiver 2018. "Nous n'avons pas dû répondre à des questions pièges. Il faut être conscient que ce sont toujours des questions qui appellent des ouvertures. Nous avions chacun un rôle bien défini. Je suis intervenue sur les enjeux écologiques et ceux qui relèvent du gouvernement avec la sécurité, l'immigration, douanes", a indiqué la ministre des Sports. Rogge: "un vote très serré" Face à ses concurrents directs, Munich et Pyeongchang, la délégation tricolore espère avoir séduit, même si les candidatures allemande et surtout sud-coréenne semblent encore posséder quelques longueurs d'avance. Ce qu'a nié le président du CIO, Jacques Rogge, qui, dans le souci de préserver le suspense, a dit s'attendre à "un vote très serré" avant d'ajouter: "Les présentations faites par les villes candidates aujourd'hui étaient toutes trois impressionnantes". Reste que les Français, qui ont connu de gros retards à l'allumage en raison de la grande distance entre les différents sites des épreuves et d'un manque cruel de soutien de la population locale, auraient comblé une partie de ce retard. Avec le soutien du président de la République et de nombreux sportifs français dont Zinédine Zidane, Marie-José Perec et Tony Parker, la délégation française voulait en tout cas prouver ce mercredi son engagement total derrière le projet d'Annecy 2018. Un constat partagé du côté du jury olympique. "Mon sentiment est qu'ils étaient loin derrière il y a quelques mois mais qu'ils sont maintenant dans la course", a confié Denis Oswald, membre du comité exécutif du CIO. Discours de circonstance, à un mois et demi du vote final à Durban en Afrique du Sud, le 6 juillet prochain, ou promesse d'une grosse surprise en faveur de la candidature française ?