Annecy 2018 : des raisons d’y croire ?

  • A
  • A
Annecy 2018 : des raisons d’y croire ?
@ Montage Annecy 2018/Maxppp
Partagez sur :

JO 2018 - Avec l'arrivée de Charles Beigbeder, Annecy se remet à y croire.

Après plusieurs péripéties dont le départ d’Edgar Grospiron du Comité de candidature, le dossier d’Annecy a enfin été déposé au siège du Comité olympique international (CIO), lundi à Lausanne. La ville de Haute-Savoie a reçu au dernier moment un appui de taille avec l’arrivée de Charles Beigbeder. Le frère de l’écrivain a repris les rênes de la candidature.

Une belle équipe

Si la candidature d’Annecy semble un ton en-dessous de ses concurrentes, le comité d’organisation se veut optimiste. La délégation française pourra notamment s’appuyer sur une belle équipe pour mener le projet à son terme.

Charles Beigbeder aura à ses côtés la double championne olympique de ski alpin, la Suédoise Pernilla Wiberg, et l'ancien champion olympique de slalom, Jean-Pierre Vidal. La ministre des Sports, Chantal Jouanno, s’est réjouie de cette association : "on avait imaginé un couple, ils font ménage à trois".

Une certaine unité

La candidature d’Annecy sera aussi portée par Antoine Dénériaz, champion olympique de descente en 2006, Florence Masnada, double médaillée olympique ou encore Gwendal Pezeirat, champion olympique de danse sur glace 2002. Des personnalités qui seront indispensables dans les derniers mois de travail. Enfin, Jean-Claude Killy et Guy Drut, vieilles gloires du sport français, apporteront leur expérience au sein du Comité international olympique (CIO).

L'ensemble du Comité de candidature a tenu a afficher une certaine unité lundi à Lausanne. A l'image de Jean-Pierre Vidal, interrogé par Europe 1, "Annecy a trouvé une nouvelle équipe". Et de poursuivre : "le plus dur reste à faire. On a un premier challenge, c'est la commission d'évaluation, il faudra le réussir".

Ecoutez les explications de Jean-Pierre Vidal :

Le traumatisme du départ de Grospiron

Mais cet enthousiasme de façade ne serait rattrapé le très mauvais départ de la candidature... Et pour cause, le 12 décembre dernier, Edgar Grospiron a décidé de démissionner. L’ex-directeur du Comité de candidature regrettait le faible budget alloué à la campagne d’Annecy.

Si la nouvelle venue de Charles Beigbeder va sans aucun doute apporter une nouvelle énergie au dossier savoyard, le départ de l’ancien skieur restera dans les mémoires. Au moment du choix, le CIO n’oubliera certainement pas ce fait rarissime dans une candidature.

Une sacré concurrence

Outre Annecy, les villes de Munich (Allemagne) et Pyeongchang (Corée du Sud) sont candidates pour organiser les jeux Olympiques d’hiver de 2018.

Une concurrence d’autant plus difficile que la ville d’Annecy ne devrait plus recevoir de crédits supplémentaires. Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône Alpes a annoncé lundi qu'il ne verserait "pas un euro supplémentaire" à la candidature dont il est le principal bailleur de fonds.

Annecy sera fixé sur son sort le 6 juillet prochain. Le CIO rendra sa décision ce jour-là à Durban, en Afrique du Sud.