Angers, 35 ans après

  • A
  • A
Angers, 35 ans après
Partagez sur :

Pour la première fois depuis 1976, Angers disputera les quarts de finale de la Coupe de France. Mardi soir, sur leur pelouse du stade Jean-Bouin, les pensionnaires de Ligue 2, en difficulté en championnat, ont dominé Strasbourg (2-0) pour s'offrir le droit de poursuivre leurs rêves de voir le Stade de France le 14 mai. Rare rescapé de L1, Lorient, grâce notamment à un doublé de Gameiro, n'a fait qu'une bouchée (3-0) d'un FC Metz moribond.

Pour la première fois depuis 1976, Angers disputera les quarts de finale de la Coupe de France. Mardi soir, sur leur pelouse du stade Jean-Bouin, les pensionnaires de Ligue 2, en difficulté en championnat, ont dominé Strasbourg (2-0) pour s'offrir le droit de poursuivre leurs rêves de voir le Stade de France le 14 mai. Rare rescapé de L1, Lorient, grâce notamment à un doublé de Gameiro, n'a fait qu'une bouchée (3-0) d'un FC Metz moribond. Angers-Strasbourg: 2-0 Gaëtan Charbonnier (72e)Fodé Doré (90e) Très loin de ses ambitions initiales en Ligue 2, Angers, qui lutte actuellement pour ne pas sombrer dans la zone rouge de l'antichambre de l'élite, se rattrape en Coupe de France. Mardi soir, dans son antre du stade Jean-Bouin, le SCO a validé son billet pour les quarts de finale de la Coupe de France, un stade que la formation angevine n'avait plus atteint depuis 35 ans. Pour ce faire, les joueurs de Jean-Louis Garcia ont fait respecter la logique devant Strasbourg, club de National, grâce à des réalisations de Gaëtan Charbonnier (72e) et de Fodé Doré (90e). Un succès que Willy Bernard, le jeune président du SCO, appréciait à sa juste valeur devant les caméras d'Eurosport. "Il fallait se régaler ce soir et les joueurs se sont lâchés, se félicitait-il. c'est vraiment fabuleux. On peut commencer à raisonnablement penser au Stade de France. On a eu de bons tirages depuis quelques tours. Tout est permis." Premier club qualifié pour les quarts de finale, le club du Maine-et-Loire, tombeur de Valenciennes et Bordeaux en ce mois de janvier, n'est en effet plus qu'à deux matches de monter dans la capitale. De quoi donner un peu de relief à une saison bien délicate par ailleurs. Lorient-Metz: 3-0 Kevin Gameiro (52e, 90e)Sigamary Diarra (82e) Après Vannes (L2) en trente-deuxièmes (4-1) et Fontenay-le-Comte (CFA) en seizièmes (1-0, a.p.), le FC Lorient, l'un des sept rescapé de la Ligue 1 avant ce tour de Coupe de France, poursuit son épopée dans l'épreuve après son succès mardi sans appel (3-0) sur un FC Metz moribond sur le front de la Ligue 2 (19e). Face à un adversaire plus que jamais à la recherche de son lustre passé et concentré surtout sur son maintien et un déplacement crucial à Vannes samedi, les joueurs de Christian Gourcuff, tenus en échec à la pause par un adversaire se contentant d'évoluer en contres, auront su faire la différence après le repos. Le club breton atteint du même coup pour la première fois depuis 2003 les quarts de finale de la Coupe et ne regrette pas d'avoir mobilisé pour l'occasion ses cadres qu'il était pourtant tentant de faire souffler au lendemain après le succès du week-end sur Brest (2-0) et à quatre jours d'un déplacement à Caen. A l'image d'un Kevin Gameiro qui, loin de traîner le spleen de son faux-départ lors du mercato d'hiver, s'est offert un doublé (52e, 90e) plein d'autorité pour emporter la décision, épaulé dans sa tâche par son compère de l'attaque lorientaise, Sigamary Diarra (82e), auteur d'un numéro personnel de haute volée.