Anelka perd son procès

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Anelka perd son procès
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La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a donné raison, vendredi, à L'Equipe dans le procès qui l'opposait à Nicolas Anelka. L'attaquant de Chelsea avait intenté une action en justice pour diffamation à la suite de la fameuse une lui prêtant des propos injurieux envers Raymond Domenech à la mi-temps de France-Mexique, le 19 juin 2010. Absent du procès, le joueur ne touchera pas les 150 000 € qu'il demandait.

La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a donné raison, vendredi, à L'Equipe dans le procès qui l'opposait à Nicolas Anelka. L'attaquant de Chelsea avait intenté une action en justice pour diffamation à la suite de la fameuse une lui prêtant des propos injurieux envers Raymond Domenech à la mi-temps de France-Mexique, le 19 juin 2010. Absent du procès, le joueur ne touchera pas les 150 000 € qu'il demandait. La justice a tranché. Plus d'un an après la parution d'une des unes les plus célèbres de l'histoire du journalisme sportif ("Va te faire enculer, sale fils de pute"), le 19 juin 2010, le journal L'Equipe et ses dirigeants ont été relaxés. Nicolas Anelka, qui avait traîné le quotidien devant les tribunaux pour diffamation, perd un match qui s'est joué loin du rectangle vert mais dans la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris ce vendredi. Cette dernière a, en outre, refusé à l'attaquant de Chelsea âgé de 32 ans, absent des débats, les 150 000 euros qu'il demandait au titre de dommages et intérêts. Le tribunal correctionnel a conclu que même si un débat existait quant à l'exactitude des mots prononcés, l'injure n'était pas contestée, concluant également que le joueur formé au Paris Saint-Germain n'était pas juge du traitement journalistique de propos de vestiaires. L'un des arguments d'Anelka - les propos de vestiaires ont vocation à rester confidentiels - a donc été jugé irrecevable, L'Equipe rappelant que les propos de vestiaires dévoilés dans le documentaire Les yeux dans les Bleus et cette plongée dans le sacre mondial des Bleus en 1998 n'avaient jamais choqué qui que ce soit. Anelka peut toujours interjeter appel... Une page du livre noir écrit par les Bleus en Afrique du Sud en 2010 est donc tournée. A moins que le numéro 39 des Blues n'interjette appel, comme il a possibilité de le faire jusqu'au 11 juillet prochain. Un choix qui pourrait être perçu comme la volonté de retourner le couteau dans la plaie, un an après le séisme provoqué par la publication de la fameuse une et les révélations de tensions à la mi-temps du match France-Mexique, perdu par les Tricolores (2-0) le 17 juin 2010. Pour rappel, Anelka avait été évincé du groupe France, le reste des joueurs décidant alors de faire une grève de l'entraînement en réaction à cette sanction, du jamais vu en Coupe du monde. Un épisode de triste mémoire sur lequel le joueur passé par Arsenal ou le Real Madrid est revenu samedi dans le premier numéro du Grand Mag, diffusé sur Canal+: "Personne ne sait si j'ai insulté Domenech ou sa tactique. Il y a eu un mot insultant, c'est vrai. Mais c'était en Coupe du monde, dans les vestiaires c'était tendu, il fallait absolument gagner. J'aimerais dire que si les gens veulent me mettre ce qui s'est passé en Afrique du Sud sur le dos, je leur dis oui. Et alors ? Il y a quoi après ? On continue à en parler pendant un an ? La Coupe du monde est finie, et Anelka restera Anelka quoi qu'il arrive. J'étais content de partir parce que je savais qu'on allait dans le mur. Je n'avais rien à faire là. Pourquoi commencer une compétition quand vous savez que vous n'allez pas gagner ? J'ai eu une altercation avec lui mais je n'ai rien contre Raymond Domenech.".