Anelka, le non à La Marseillaise

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Anelka, le non à La Marseillaise
@ Reuters
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L'attaquant de Chelsea évoque sa relation aux Bleus dans un entretien aux Inrockuptibles.

Quelques heures avant son premier match à la tête des Bleus, en Norvège, Laurent Blanc avait distribué les paroles de La Marseillaise à ses joueurs. Nicolas Anelka, membre de la triste équipée sud-africaine, n'en était pas. Mais ce discours de "réhabilitation" de l'hymne national n'aurait sans doute eu aucun effet sur lui.

Dans un entretien accordé aux Inrockuptibles de mercredi, l'attaquant des Blues indique en effet qu'il n'aurait jamais repris en chœur le chant de Rouget de l'Isle. "En équipe de France, je n'ai jamais voulu chanter La Marseillaise, ça ne m'est jamais venu à l'idée. Et si on m'avait demandé de le faire, j'aurais refusé, j'aurais quitté l'équipe."

"Quelque chose que je n'ai pas dit"

Et Anelka avait dû la quitter, l'équipe, en juin dernier, en pleine Coupe du monde, après avoir insulté Raymond Domenech. Reste que l'accusé nie toujours les propos qui lui sont accordés. "Va te faire enc..., sale fils de p...", avait titré L'Equipe sur la Une la plus célèbre de l'année. "Si vraiment j'avais dit ça, je l'aurais assumé. C'est grave, c'est super grave. J'ai toujours assumé. Ils ont fait leur Une avec quelque chose que je n'ai pas dit", insiste Anelka dans cette interview croisée avec le rappeur Booba.

Interrogé sur les tensions au sein de l'équipe de France durant la dernière Coupe du monde, Anelka s'agace des "on-dit". "On disait "Ribéry a frappé Gourcuff. Gourcuff, le bon Français, Ribéry, le Musulman". C'est parti trop loin. Quand on ne gagne pas, en France, on parle tout de suite des religions, des couleurs."

Plus jamais en Bleu

Suspendu 18 matches en équipe de France après son insulte envers Raymond Domenech, Anelka ne reviendra plus en équipe de France. Ce n'est pas un choix de Laurent Blanc, qui, dans Téléfoot, le 14 novembre dernier, avait indiqué que le joueur des Blues serait à nouveau "sélectionnable" en équipe de France "en 2012". Non, c'est un choix du joueur lui-même.

"La vérité, c'est que j'avais dit à Domenech, avant la Coupe du monde, que j'arrêterai la sélection après la compétition, quoi qu'il arrive là-bas. Je lui ai dit clairement. La fédération le sait aussi. Mais ils ne l'ont jamais dit. Ils veulent sortir grandi de cette histoire, comme s'ils avaient rétabli l'ordre. Moi, si Evra ou Abidal avaient été virés, je serais parti avec eux. Chacun sa façon de fonctionner."