Anelka, la manne de Shanghai

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Anelka, la manne de Shanghai
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Les tribulations de Nicolas Anelka passeront donc par la Chine ! Après le Paris SG, Arsenal, le Real Madrid, le Paris SG de nouveau, Liverpool, Manchester City, Fenerbahçe, Bolton et Chelsea, l'attaquant français, âgé de 32 ans, quittera en janvier la Premier League pour le club de Shanghai Shenhua. Un accord entre les deux parties a été trouvé, le joueur devrait toucher 900.000 euros par mois.

Les tribulations de Nicolas Anelka passeront donc par la Chine ! Après le Paris SG, Arsenal, le Real Madrid, le Paris SG de nouveau, Liverpool, Manchester City, Fenerbahçe, Bolton et Chelsea, l'attaquant français, âgé de 32 ans, quittera en janvier la Premier League pour le club de Shanghai Shenhua. Un accord entre les deux parties a été trouvé, le joueur devrait toucher 900.000 euros par mois. Joueur atypique, Nicolas Anelka se devait de finir (sans doute) sa carrière de façon atypique. Arrivé à Chelsea en janvier 2008, l'enfant terrible du football français en repartira quatre ans plus tard le 1er janvier, puisque son transfert au club chinois de Shanghai Shenhua a été confirmé lundi par les deux parties. Le départ du natif de Versailles était un secret de Polichinelle puisque l'intéressé lui-même l'avait annoncé début décembre. Conscient d'être dans une impasse à Londres où Andre Villas-Boas, le successeur de Carlo Ancelotti, lui avait demandé de s'entraîner à l'écart du groupe professionnel, l'ancien Parisien s'était fendu d'une mise au point sur son site personnel: "Je ne joue pas, je ne parle pas, mais je suis forcé de constater que vous n'arrivez pas à vous passer de moi... Donc, je me permets de réagir si cela ne vous dérange pas trop ! Je sais depuis peu ou je serai le 2 janvier. Le club, qui traverse un moment difficile, a décidé de faire avec les joueurs du futur Chelsea et comme je suis un grand professionnel, j'accepte cette décision." Dix jours plus tard, le nom de son nouveau club a été annoncé, ce sera donc le Shanghai Shenhua, onzième sur seize du dernier Championnat local, la Super League, qui lui offre un contrat de deux ans moyennant un salaire que la presse locale estime à 225.000 euros hebdomadaires. Le contrat serait assorti d'une coopération commerciale qui reste à définir. Bref, un juteux contrat plutôt qu'un choix sportif pour Nicolas Anelka qui va marcher sur les traces d'un autre ancien Parisien, Nicolas Ouédec, l'un des premiers Français à tenter le pari de la Chine, en 2004. Depuis, malgré les arrivées de joueurs africains, européens (l'Allemand Carsten Jancker a également porté les couleurs de Shanghai), sud-américains et autres, le niveau de la Super League n'a pas forcément considérablement augmenté, les rumeurs de matches truqués courant régulièrement. La Chine, présente lors du Mondial au Japon et en Corée du Sud en 2002, n'a depuis plus réussi à se qualifier, et sait d'ores et déjà qu'elle n'ira pas au Brésil, sortie dès le tour préliminaire. Bref, Anelka va arriver là-bas en vraie «vedette américaine», avec pour mission d'attirer de nouveau les Chinois vers le football, sport en pleine désaffection. "Nous avions besoin d'une figure de proue. Pour les jeunes enfants qui aiment le football, avoir plus de grands joueurs servira d'exemple et contribuera à faire des émules", confirme le directeur sportif du club, Zhu Jun. Au tour de Tigana et Drogba ? D'autant que l'arrivée d'Anelka pourrait entraîner rapidement celle de l'ancien entraîneur de Bordeaux, Jean Tigana, qui serait prêt à accepter le défi, mais surtout celle de son coéquipier à Chelsea, Didier Drogba. Des pistes confirmées par Zhu Jun, à l'agence Reuters: "Drogba est un excellent joueur. Nous sommes entrés en contact avec lui il y a deux semaines (...) De notre point de vue, s'il souhaite nous rejoindre, nous l'accueillerons avec plaisir". Tigana ? "Pour Tigana, ce n'est pas un gros problème. La dernière fois qu'il est venu ici, il a dit que la prochaine fois qu'on le verrait à Shanghai, ce serait en tant qu'entraîneur du Shenhua Football club. Donc si vous l'apercevez à l'aéroport international de Shanghai, vous saurez qu'il est notre entraîneur". Pour Drogba, le départ en Chine pourrait prendre un peu plus de temps car l'Ivoirien, qui se posait récemment des questions sur son avenir avec les Blues en raison d'un faible temps de jeu, est depuis redevenu le premier choix de Villas-Boas à la pointe de l'attaque londonienne devant Fernando Torres, avec à la clé une réussite retrouvée, comme l'atteste son récent et décisif doublé face à Valence en Ligue des champions (3-0). Bref, l'ancien Marseillais attendra peut-être le mois de juin pour, lui aussi, toucher une confortable pré-retraite en Chine...