Anelka, l'offensive médiatique

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Anelka, l'offensive médiatique
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FOOT - Un an après Knysna, l'attaquant de Chelsea parle dans Le Parisien et sur Canal+.

Lors de la dernière Coupe du monde, Raymond Domenech lui avait reproché de ne pas assez évoluer en pointe et de trop "dézoner". Un an après, Nicolas Anelka joue beaucoup plus offensif. Plus sur le terrain, mais dans les médias. Samedi matin, il parle dans Le Parisien-Aujourd'hui en France. Samedi soir, il est le premier invité du "Grand Mag", la nouvelle émission en clair de Canal+. Ce n'est pas la première fois que l'attaquant de Chelsea, aujourd'hui apaisé, revient sur les événements de la dernière Coupe du monde. Mais, un an après, le discours de l'ancien attaquant des Bleus s'est un peu aiguisé...

Pour autant, Anelka refuse toujours de dire les mots précis qu'il a prononcés à l'encontre du sélectionneur des Bleus, Raymond Domenech, à la mi-temps de France-Mexique, le 17 juin 2010 (0-2). "Dans ce que j'ai dit ce soir-là, il y avait un seul mot à caractère insultant et personne ne sait si c'était envers le coach ou envers sa tactique", explique "Nico", qui avait donné rendez-vous au journaliste du Parisien au... Fouquet's. Le joueur de Chelsea continue d'avancer le secret des vestiaires pour justifier son silence sur les propos qu'il a tenus, des propos qui, selon lui, aurait même "pu créer un déclic positif".

"On se demande qui sont les racailles"

Un an après, Anelka s'agace toujours des proportions que l'affaire a prises, en raison, selon lui, de la Une de L'Equipe le surlendemain du match. "Aujourd'hui, on se rend compte qu'il y a des histoires beaucoup plus graves qu'une soi-disant insulte dans un vestiaire. Quand on voit des hauts représentants français être plongés dans des histoires d'agressions sexuelles ou de harcèlement, on se demande qui sont les racailles", souligne Anelka, qui n'a rien perdu de son mordant. A l'époque des "faits", la ministre des Sports, Roselyne Bachelot, avait dénoncé l'influence néfaste des "caïds immatures" en équipe de France.

A la lecture de cet entretien, Vincent Duluc, journaliste à L'Equipe et auteur du Livre noir des Bleus sur la Coupe du monde 2010, fait mine de s'étonner de la mémoire sélective d'Anelka : "Tiens, il oublie encore que la grève de Knysna a eu lieu parce qu'il n'avait pas dit aux autres qu'il refusait de s'excuser", a twitté samedi le journaliste.

Dans l'entretien au Parisien, le joueur explique pourquoi il a refusé de s'excuser. "On me demande de m'excuser publiquement de quelque chose que je n'ai pas dit. On m'a dit : "excuse-toi publiquement ou tu pars." A partir de là, je ne pouvais que partir."

A l'origine de la plus grosse polémique de l'histoire du football français, son différend avec Raymond Domenech semble être devenu de l'histoire ancienne. "J'avais de très bons rapports avec lui et j'ai juste eu cet incident dans le vestiaire", précise Anelka. "Je sais malgré tout que c'est une bonne personne ! On ne s'est juste pas entendu professionnellement sur ce tournoi." Allez, bientôt, on aura peut-être droit à l'interview croisée Anelka-Domenech...