Anelka a insulté Domenech

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Anelka a insulté Domenech
@ Reuters
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EQUIPE DE FRANCE - "Va te faire enculer, fils de pute" aurait lancé Anelka à Domenech.

EQUIPE DE FRANCE - "Va te faire enculer, fils de pute" a lancé Anelka à Domenech.Puisque rien ne va plus chez les Bleus, autant que l'ambiance se pourrisse franchement. En révélant le clash Anelka-Domenech à la mi-temps du match face au Mexique jeudi (0-2), le journal L'Equipe a jeté un nouveau pavé dans la mare de l'équipe de France. Alors que Domenech demandait à son avant-centre de moins décrocher, ce qu'il avait encore fait en première période avec un dilettantisme affligeant, le joueur de Chelsea a d'abord contesté. Avant de craquer."Va te faire enculer, sale fils de pute", a tout simplement répliqué Anelka à son coach, qui s'est alors enfin décidé à dévier de son manque d'autorité constant pour le remplacer par André-Pierre Gignac au retour des vestiaires. Toujours selon L'Equipe, la surprise et l'étonnement pouvaient quand même se lire sur le visage de ses coéquipiers. Mais il en faut beaucoup pour déstabiliser les Bleus dans leur mollesse permanente et les joueurs sont très loin de s'être révoltés sur le terrain pour leur sélectionneur.Domenech n'a pas de crédibilitéCe nouvel épisode de la vie de l'équipe de France est tout simplement un symbole, à divers niveaux. En laissant les coudées franches contre vents et marées à des éléments qui semblent prendre un malin plaisir à montrer qu'ils peuvent faire comme ils l'entendent, même (et surtout) en pleine Coupe du monde, Raymond Domenech ne peut pas espérer se faire écouter tactiquement. Surtout quand depuis six ans, au-delà de ses revirements permanents de systèmes de jeu, le manque criant de tactique dans ses entraînements a rendu sa crédibilité nulle sur le sujet. Et avant tout devant ses joueurs.Rien n'excuse évidemment l'attitude de Nicolas Anelka. Simplement, elle s'explique et c'est déjà inconcevable. Aucun joueur ne s'est ému publiquement de cet épisode, le sélectionneur non plus, et les Bleus continuent de se murer dans leur silence et leur repli à trois jours d'un match face à l'Afrique du Sud qui peut encore – théoriquement – les qualifier. Au moins, impossible de leur reprocher de dévier de leur ligne de conduite. Anelka n'a fait que la prolonger, dans des proportions qui pourraient presque être acceptables dans un cas de concurrence féroce due à d'excellents résultats, un cas d'émulation et d'envie un peu trop débordante. Tout sauf Anelka donc... Laurent Blanc doit déjà se gratter la tête.