Andy M., le maudit

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Andy M., le maudit
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Avant le Masters de Londres, la rédaction dresse le portrait des huit joueurs qualifiés. Andy Murray, membre du "big four", a encore raté sa mission Grand Chelem en 2011 (défaite en finale de l'Open d'Australie), mais son tempérament et son caractère bien trempé lui ont permis de se relever et de finir la saison en trombe. L'Ecossais aborde le tournoi londonien en pleine confiance.

Avant le Masters de Londres, la rédaction dresse le portrait des huit joueurs qualifiés. Andy Murray, membre du "big four", a encore raté sa mission Grand Chelem en 2011 (défaite en finale de l'Open d'Australie), mais son tempérament et son caractère bien trempé lui ont permis de se relever et de finir la saison en trombe. L'Ecossais aborde le tournoi londonien en pleine confiance. Trois finales en Grand Chelem et trois défaites pour Andy Murray. Battu pour le titre à l'Open d'Australie par Novak Djokovic en début d'année, l'Ecossais a eu du mal à encaisser ce nouveau revers, sans doute plus que les deux premiers (US Open 2008 et Open d'Australie 2010). Puisque s'en est suivie une période de doute longue de deux mois, durant laquelle il n'a pas gagné un match sur le circuit. A le réconforter en lui disant qu'Ivan Lendl a dû attendre sa cinquième finale pour remporter le premier de ses huit titres majeurs, n'importe quel interlocuteur se faisait envoyer sur les roses. Non, Murray n'est pas tendre. C'est un gagneur et il veut être le meilleur. Mais devant lui, il y a de sacrés clients. Ils ne sont plus beaucoup à lui barrer la route, deux seulement (Djokovic et Nadal), ce qui implique que l'Ecossais est en passe de terminer la saison à la troisième place mondiale, une première dans sa carrière, et devant Federer s'il vous plaît. "Mon objectif en début d'année était d'essayer de terminer n°1 mondial, mais ça n'était plus possible après l'US Open, a-t-il expliqué sur le site de l'ATP. Je n'ai jamais fini mieux que quatrième, donc ce serait une progression pour moi. Mais ce n'est pas mon but ultime." Remporter le Masters devant le public britannique et ravir la deuxième place à Rafael Nadal ne le dérangeraient pas. Murray en a les moyens et la confiance emmagasinée ces dernières semaines représente un sérieux atout. Depuis le Masters 1000 de Cincinnati qu'il a remporté mi-août, le n°3 mondial n'a perdu que deux matches: sa demi-finale de l'US Open contre Nadal et son quart de finale à Paris-Bercy contre Tomas Berdych la semaine dernière. Ce "momentum", comme disent les Anglais (que l'on peut traduire par moment de grâce), lui a offert trois nouveaux titres (Bangkok, Tokyo et Shanghai) et le statut de meilleur joueur de l'automne. Mais il n'y a pas de tournoi majeur à cette époque de l'année, malheureusement pour lui. Le Masters serait déjà un bon moyen de prouver qu'il est le meilleur puisqu'il faut battre les meilleurs. Ensuite, il sera temps de se pencher sur sa nouvelle mission Grand Chelem.