Amsalem: "Transformer les essais"

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Amsalem: "Transformer les essais"
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Le président de la Fédération française d'athlétisme a tracé les lignes directrices de la nouvelle année. Après un exercice 2010 faste marqué notamment par 18 médailles ramenées des Championnats d'Europe de Barcelone, Bernard Amsalem voit 2011 comme celle de la confirmation. Après les Europe indoor de Bercy en mars, le gratin mondial aura rendez-vous à Daegu pour le moment fort de la saison.

Le président de la Fédération française d'athlétisme a tracé les lignes directrices de la nouvelle année. Après un exercice 2010 faste marqué notamment par 18 médailles ramenées des Championnats d'Europe de Barcelone, Bernard Amsalem voit 2011 comme celle de la confirmation. Après les Europe indoor de Bercy en mars, le gratin mondial aura rendez-vous à Daegu pour le moment fort de la saison. C'est la rentrée des classes pour l'athlétisme français. Bien que la plupart de ses protégés ont repris depuis un moment le chemin de l'entraînement et des stages fédéraux (Miami, Potchefstroom, Monte Gordo), la FFA sonnait le début de l'année ce 13 janvier lors du devenu traditionnel rendez-vous avec la presse. L'occasion évidemment pour Bernard Amsalem de tracer les objectifs pour 2011. Un petit retour sur le précédent exercice s'imposait toutefois, au vu des résultats enregistrés. Cette "saison exceptionnelle, ce résultat historique pour la France à Barcelone (18 médailles dans un championnat d'Europe) nous ont réconfortés sur les potentialités de l'équipe de France", s'est réjoui le président de la fédération. Amsalem a ensuite souligné les "valeurs affichées par les athlètes" et la bonne image renvoyée par la France, "il est vrai", a-t-il avoué, "aidée par le couac de nos footballeurs à la Coupe du monde". Ce sont au total 44 médailles que l'athlétisme français aura engrangées, toutes catégories confondues, rappellera-t-il encore. De quoi envisager la relève et l'horizon JO 2016 avec optimisme. Ce succès des Bleus à Barcelone a eu par ailleurs un effet direct sur le nombre de licenciés, passés au-delà des 200.000 fin 2010 (208.614), soit une augmentation de 8% sur les comptes précédents. Comme en 2009. La génération décomplexée Qu'attendre alors de 2011 avec ses Europe indoor de Paris-Bercy et ses Championnats du monde de Daegu ? "Je pense que ce sera l'année de la confirmation. Nous avons marqué des essais l'année 2010, à nous de les transformer en 2011". Un sens de la formule et un optimisme qui ne pourraient être comparés ici à l'état d'esprit d'un homme politique en campagne. Bernard Amsalem aurait tort de ne pas croire à cette "génération d'athlètes décomplexés. Ils n'ont pas de différence avec les jeunes que l'on croise dans la rue. Ils n'ont pas de barrière psychologique, ce qui causait du tort auparavant". "On est rien sans le collectif", a attaqué de son côté Ghani Yalouz. Il faut leur rappeler que ça reste un sport individuel mais à progression collective." A propos des Championnats d'Europe en salle de Paris, le DTN ne se fait pas trop de souci sur l'investissement de ses athlètes: "Ils sont très motivés et conscients d'être attendus pas leur public, surtout à Bercy, ils le savent. Beaucoup étaient derrière leur écran pour Barcelone et ça en motivera certains de vouloir représenter leur pays dignement et d'aller chercher des résultats. Je pense à Mehdi Baala, Eloyse Lesueur ou les déçus comme Salim Sdiri (4e de la finale avec 8,20 m, ndlr)" La recherche de l'excellence L'ancien lutteur insiste notamment sur le fait que les athlètes tricolores aient pris "un ascendant psychologique. La France est la deuxième nation européenne à Barcelone. Cet ascendant, il faut le garder car il est fragile. Ce sera notre rôle au quotidien les protéger de tout ça" L'euphorie née de l'été catalan risque de faire tourner les têtes et confirmer, on le sait, est souvent la chose la plus difficile. "C'est justement ça aussi qui est beau dans le sport, c'est que rien n'est jamais acquis. Ils doivent en avoir conscience. Les coaches leur passeront le message" L'exigence de l'excellence obsède aussi Ghani Yalouz. Et on ne peut pas dire qu'il ait échoué dans ce domaine depuis sa prise de fonctions au printemps 2009. Les bons résultats ne peuvent pas exister de toute façon si les gens ne s'entendent pas. Bernard Amsalem en est convaincu et c'est pour lui une des raisons majeures de la réussite de son sport. "Cela permet d'avoir une meilleure ambiance. Aujourd'hui, ils se connaissent tous et c'est un plus dans la préparation psychologique. Les stages regroupent des sauteurs, des lanceurs, des sprinteurs, beaucoup de disciplines et c'est ce qui a changé depuis quelques années" Et les fondations de la route vers Londres 2012 en sont visiblement renforcées.