Alonso renoue avec la gagne

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Alonso renoue avec la gagne
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On attendait Red Bull, naturellement, ou McLaren dans son antre, c'est finalement une Ferrari qui s'est illustrée ce week-end sur un circuit de Silverstone humide mais épargné par la pluie durant la course. En embuscade sur la grille de départ, Fernando Alonso a réalisé le Grand Prix parfait pour signer sa 27e victoire en F1, la première cette saison, devant les RB7 de Sebastian Vettel et Mark Webber.

On attendait Red Bull, naturellement, ou McLaren dans son antre, c'est finalement une Ferrari qui s'est illustrée ce week-end sur un circuit de Silverstone humide mais épargné par la pluie durant la course. En embuscade sur la grille de départ, Fernando Alonso a réalisé le Grand Prix parfait pour signer sa 27e victoire en F1, la première cette saison, devant les RB7 de Sebastian Vettel et Mark Webber. Pas une pole et pas une victoire à se mettre sous les roues et soudain, passé l'orage britannique, essuyé principalement vendredi, la lumière pour Ferrari. A force d'améliorations sur une 150° Italia partie de loin, à force d'acharnement, la Scuderia s'est offert son premier triomphe de l'année 2011 ce dimanche à Silverstone. Un retour aux affaires signé Fernando Alonso, lequel n'avait plus été à pareille fête depuis le Grand Prix de Corée du Sud en octobre dernier. A l'origine de cette réussite, une séance de qualifications pleine de promesses, achevée samedi à un dixième seulement du poleman et tenant du trophée Mark Webber. Signe que le cheval cabré avait les moyens de briller ce week-end entre les gouttes anglaises. La pluie, attendue, s'est bien entendu invitée mais n'a guère sévi qu'en préambule, détrempant la piste pour donner un départ palpitant à souhait. Une mise en route humide dont ne profite pas directement le Taureau des Asturies, malgré sa tentative d'asaut sur un Webber scotché par son coéquipier Sebastian Vettel. Les premières boucles ne laissent ainsi en rien augurer de l'issue de ce Grand Prix, d'autant que le champion du monde sortant a tôt fait de creuser l'écart en tête et que Lewis Hamilton parvient à sauter la Ferrari de l'Espagnol au 15e tour. Dans le même temps, Jenson Button s'offre Felipe Massa pour le gain de la cinquième place, ce qui laisse à penser que la MP4-26 a le potentiel pour réaliser un coup ce dimanche devant son public. Il n'en sera rien. Vettel perd 11 secondes dans les stands Partis de la cinquième ligne, Lewis Hamilton a certes sauvé les meubles en terminant quatrième - non sans une défense agressive contre Felipe Massa dans les dernières courbes - mais contraint de gérer sa consommation de carburant en fin de course, l'intéressé n'a pu protéger le podium escompté et un temps acquis. Jenson Button lui aussi aurait pu finir sur la boite si son team ne s'était précipité dans la fixation de sa roue avant-droite à son deuxième arrêt. Au final, les deux Britanniques observent la même sanction: la perte d'une place au classement général au profit du héros du jour. C'est à mi-course que Fernando Alonso a commencé à prendre le chemin de la victoire, tandis que Sebastian Vettel gérait son avance en tête du Grand Prix. Dix tours après avoir cédé face à Hamilton, l'ancien double champion du monde reprend le dessus et rentre aux stands dans le sillage de Vettel, au terme de la 27e boucle. Ce passage en marge du circuit se passe mal pour l'Allemand, qui perd 11"4 dans la bataille à cause d'un écrou récalcitrant. Résultat l'Espagnol repart en leader, avec un Hamilton aux trousses qu'il ne tarde pas à déposer. A son troisième arrêt, Alonso enfonce le clou et reprend la piste pour 13 tours avec 14 secondes d'avance. La messe est dite. Fernando Alonso franchit la ligne d'arrivée 16"5 plus tôt que Sebastian Vettel, lequel aura été menacé jusqu'au bout par son coéquipier Mark Webber malgré les injonctions de Christian Horner. Le voilà troisième au classement des pilotes, à 12 points de l'Australien et 92 longueurs d'un champion du monde en titre qui n'a pas encore à surveiller ses arrières. 60 ans après la première victoire de Ferrari en F1, ici même à Silverstone, grâce à l'Argentin Jose Froilan Gonzalez, le Taureau des Asturies prouve néanmoins que la Scuderia a son mot à dire cette saison.