Alonso, en rouge et contre tout

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Alonso, en rouge et contre tout
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Fernando Alonso a décidé de lier son avenir en F1 à Ferrari, rejoint à la fin de la saison 2009. L'Espagnol a prolongé son contrat jusqu'en 2016 ce jeudi matin, faisant sans doute de l'écurie de Maranello la dernière de sa carrière. Alors que Ferrari demeure nettement en retrait par rapport à Red Bull ou McLaren sur la piste, le signe est fort...

Fernando Alonso a décidé de lier son avenir en F1 à Ferrari, rejoint à la fin de la saison 2009. L'Espagnol a prolongé son contrat jusqu'en 2016 ce jeudi matin, faisant sans doute de l'écurie de Maranello la dernière de sa carrière. Alors que Ferrari demeure nettement en retrait par rapport à Red Bull ou McLaren sur la piste, le signe est fort... L'annonce fait l'effet d'une bombe, surtout à la veille d'un Grand Prix d'Espagne à domicile où la ferveur des spectateurs de Montmelo envers leur chouchou asturien ne s'est jamais démentie, des premières années turquoise et jaune de Renault au rouge d'aujourd'hui. "Alonso et Ferrari, ensemble jusqu'en 2016." C'est par ce titre que la Scuderia annonce ce jeudi la prolongation de contrat de son pilote numéro un. Une décision certes espérée, puisque le double champion du monde était sous contrat jusqu'en 2012, mais pas forcément attendue, qui plus est à ce stade de la saison. En proie à de grosses difficultés concernant le développement de sa monoplace 2011, la fameuse 150° Italia, la Scuderia Ferrari semblait plutôt obnubilé par sa progression en piste. Après quatre Grand Prix, Alonso est ainsi déjà relégué à 51 points du leader du championnat, Sebastian Vettel. L'annonce de sa prolongation agit donc comme un véritable symbole et surtout comme le signe d'une confiance énorme de l'ancien pilote Renault envers les ingénieurs du Cavallino. "J'ai la foi absolue dans les hommes et les femmes qui travaillent à Maranello et dans ceux qui les dirigent : il est donc naturel pour moi de décider de prolonger ma relation à long terme, dans une équipe où il ne fait aucun doute que je terminerai ma carrière", a d'ailleurs souligné le vice-champion du monde en titre dans le communiqué diffusé par Ferrari. Un leader à la Schumacher... En liant ainsi son avenir pour cinq ans à Ferrari, Alonso fait en effet sans doute de la Scuderia sa dernière équipe en F1, la quatrième de sa carrière après Minardi, Renault et McLaren rejoint seulement une saison en 2007 avant de retrouver la firme française jusqu'en 2009. Contrairement à McLaren où il avait subi la concurrence et la comparaison avec le jeune Lewis Hamilton, l'Espagnol se sent bien chez Ferrari, une équipe où il a rapidement pris le dessus sur Massa pour devenir l'incontournable pilote numéro un de la Scuderia. Depuis le début de la saison, Alonso n'a jamais critiqué sa monoplace 2011, faisant de mauvaise fortune bon coeur en avouant après un Grand Prix malais décevant qu'il fallait être plus "réaliste" en grimpant sur le podium à défaut de viser la victoire. Un objectif atteint dès Istanbul après un week-end en Chine catastrophique conclu sur ces mots, lâché dépité au journal espagnol Marca: "Nous devons améliorer la voiture. Nous n'étions rapides à aucun moment de la course, nous perdions des places petit à petit." Cette rage et cette envie plaisent au sein de la Scuderia et ont un peu plus convaincu Luca di Montezemolo de faire de l'Espagnol la pierre angulaire du développement futur de Ferrari. Un peu comme l'était Michael Schumacher durant ses plus belles heures... "C'est un grand plaisir d'avoir renouvelé notre entente avec un pilote qui a toujours fait preuve d'une mentalité de gagnant, même dans les circonstances les plus difficiles", a commenté le président dans un communiqué. "Fernando a toutes les qualités requises, à la fois techniquement et personnellement pour jouer un rôle de premier plan dans l'histoire de Ferrari et j'espère qu'il le sera en l'enrichissant avec de nouvelles victoires très bientôt." Alonso a désormais cinq ans pour cela...