Al-Attiyah seul au monde

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Al-Attiyah seul au monde
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Le suspense n'était déjà plus très important, mais après la 11e étape du Dakar, disputée jeudi, Nasser Al-Attiyah a fait un grand pas vers la victoire finale. Le Qatarien, vainqueur de l'étape, profite en effet de la casse de Carlos Sainz pour désormais posséder plus de 45 minutes d'avance au général. Même cas chez les motos, puisque Marc Coma ne laisse que très peu de terrain à Cyril Despres.

Le suspense n'était déjà plus très important, mais après la 11e étape du Dakar, disputée jeudi, Nasser Al-Attiyah a fait un grand pas vers la victoire finale. Le Qatarien, vainqueur de l'étape, profite en effet de la casse de Carlos Sainz pour désormais posséder plus de 45 minutes d'avance au général. Même cas chez les motos, puisque Marc Coma ne laisse que très peu de terrain à Cyril Despres. Et Carlos Sainz céda. Déjà en difficultés la veille, le pilote espagnol a été victime d'une casse de suspension à l'avant droite, et a donc perdu plus d'une heure sur Nasser Al-Attiyah, le leader au classement au général. "La casse de Carlos, cela va permettre à Nasser de gérer beaucoup plus confortablement ces deux derniers jours. Carlos avait déjà perdu le Dakar il y a deux ans à deux jours de l'arrivée. On sait que le Dakar est toujours compliqué à gagner, et il va encore mesurer cette difficulté", expliquera à l'arrivée Stéphane Peterhansel, sur le site officiel du Dakar. La Français terminera de son côté à la deuxième place, juste derrière Al-Attiyah qui remporte cette étape pour mieux affirmer sa domination. Avec plus de 45 minutes d'avance sur son nouveau dauphin, Giniel De Villiers, le Qatarien est désormais assuré de la victoire finale, sauf accident. Pour Peterhansel, quatrième du général, la mission est désormais simple: ramener la voiture à Buenos Aires: "Même si quatrièmes cela ne représente pas grand-chose à nos yeux, ce serait tout de même bien pour l'équipe et les mécaniciens de ramener la voiture à Buenos Aires à cette position". Despres: "Pour réussir il faut essayer" Alors que la course a été endeuillée par un premier décès impliquant un concurrent, les pilotes motos n'ont pas chaumé non plus entre Chicelecito et San Juan. Pour le retour de la caravane du Dakar en Argentine, Cyril Despres aura tout tenté pour aller grappiller les 18 minutes qui le séparaient de Marc Coma. En vain. En tête pendant la majeure partie de la course, le pilote originaire de Nemours n'aura réussi qu'à reprendre deux pauvres minutes au leader espagnol. "Pour réussir il faut essayer, et j'essaye. Je fais tout ce que je peux, tout ce que je sais faire. C'était quand même une très jolie spéciale: s'il n'y a pas un bon chrono, il y a au moins le plaisir", lâchait le Français à l'arrivée, sur le site officiel du Dakar, non sans continuer d'y croire: "Je garde espoir et je continue à attaquer. Avec Marc nous avons tous les deux une KTM, ce qui est un avantage. Nous sommes assez proches, mais pour l'instant ce n'est pas encore l'heure du bilan. Il reste encore deux jours". A deux étapes de la fin de la course, Coma possède toutefois un matelas confortable de près de 16 minutes (15'58), et se dirige tout droit vers le troisième titre de sa carrière.