Ajaccio, un défi corsé

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Ajaccio, un défi corsé
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Notre tour de France des clubs de Ligue 1 débute en Corse, l'île de Beauté effectuant son grand retour en Ligue 1 grâce à l'AC Ajaccio. L'équipe d'Olivier Pantaloni arrive avec le plus petit budget et de l'humilité mais a déjà bouclé une grande partie de son recrutement avec notamment les arrivées d'Ochoa et Sammaritano. Les Corses viseront bien sûr le maintien, cinq ans après leur dernière saison dans l'élite.

Notre tour de France des clubs de Ligue 1 débute en Corse, l'île de Beauté effectuant son grand retour en Ligue 1 grâce à l'AC Ajaccio, deuxième de Ligue 2 la saison dernière. L'équipe d'Olivier Pantaloni arrive avec le plus petit budget et de l'humilité mais a déjà bouclé une grande partie de son recrutement avec notamment les arrivées d'Ochoa et Sammaritano. Les Corses viseront bien sûr le maintien, cinq ans après leur dernière saison dans l'élite. LA SAISON DERNIERE "Moi, je pense toujours que le retour en Ligue 1 est possible. Peut-être pas cette année, mais dans les deux années qui viennent. J'y crois et nous allons travailler à fond et se doter de tous les moyens pour y arriver", confiait le président Orsoni à Corse-Matin l'été dernier. Son équipe l'a entendu et a même sauté les étapes pour remonter dans l'élite, cinq ans après sa dernière descente. Le fruit d'une saison 2010-2011 habilement menée et où son imperméabilité à domicile a joué un grand rôle. Avec une seule défaite dans son enceinte de François-Coty en 19 matches disputés, l'ACA s'est montrée intraitable sur son terrain, y emmagasinant 44 de ses 64 points. Plus en difficulté à l'extérieur, où il a même subi quelques fessées (3-0 à Troyes et au Mans, 4-1 à Sedan) le collectif corse bien mené par Rivière, auteur de 12 buts, a dû batailler jusqu'à la dernière journée, arrachant la troisième place au Mans avant de dépasser Dijon dans les derniers instants, pour terminer à une inespérée deuxième place. LE RECRUTEMENT Avec le plus petit budget de l'élite (15 à 16 millions d'euros), Ajaccio a été contraint de flairer les bonnes affaires. Guillermo Ochoa, gardien titulaire de la sélection mexicaine, pourrait en être une, lui qui était suivi par le PSG. L'ancien gardien d'America devra s'adapter rapidement au football européen pour prendre le relais de l'expérimenté Thierry Debès. Les Corses ont également acquis le Bordelais Paul Lasne et le Marseillais Leyti N'Diaye. Le milieu auxerrois Frédéric Sammaritano et le latéral gauche manceau Samuel Bouhours complètent un recrutement intelligent, destiné à renforcer l'effectif existant. Seul problème, et de taille: l'expérimenté Jean-François Rivière, resté en Ligue 2 à Clermont, n'a pas été remplacé. Trouver un buteur de qualité à moindre coût représente le défi de ce mercato ajaccien. LE JOUEUR A SUIVRE Outre Guillermo Ochoa dont les premiers pas en Europe seront scrutés, il sera intéressant de suivre Andy Delort. Joueur de l'équipe de France des -20 ans, convoqué une fois en équipe de France Espoir, le jeune attaquant de 20 ans était convoité par de nombreux clubs, dont Montpellier. La montée en Ligue 1 des Corses a changé la donne. Auteur de quatre buts et cinq passes décisives la saison dernière en vivant dans l'ombre de Rivière, Delort rêve de grappiller du temps de jeu dans l'élite et de gagner sa place. L'ENTRAINEUR Olivier Pantaloni, âgé de 44 ans, incarne le renouveau d'Ajaccio. L'ancien adjoint de Rolland Courbis est un expert en préparation physique et la condition de son équipe s'en est ressentie. Ajaccio court beaucoup, fatigue son adversaire et finit par gagner. L'entraîneur corse a su mobiliser les siens autour d'un projet de jeu assez simple: gros bloc défensif, dispositif en 4-5-1 pour une activité de tous les instants et un pressing collectif en laissant majoritairement le ballon à l'adversaire. Deux ans et demi après son retour sur le banc, l'ACA est passé de la lutte pour le maintien en Ligue 2 à une place en Ligue 1. Reste maintenant à la défendre. LE PRONOSTIC DE LA REDAC Ajaccio s'apprête à souffrir mais le sait. Là sera sans doute la force d'un collectif rôdé, stabilisé et construit autour d'éléments d'expérience (Debès, Poulard, Diawara ou Socrier) et de bons joueurs de Ligue 2 comme le remuant Kinkela. Les réceptions de Toulouse, Evian-Thonon, Valenciennes ou Montpellier lors des premières journées donneront le ton. Pour se sauver, les Corses devront une nouvelle fois être intraitables collectivement à François-Coty, tout en espérant faire quelques coups à l'extérieur, leur point faible ces dernières saisons. La tâche s'annonce rude, mais loin d'être impossible...