Agnel: "Pas de tension"

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Agnel: "Pas de tension"
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A l'instar de Christian Donzé, le DTN, et des principaux intéressés, Camille Lacourt et Alain Bernard - qui se sont renvoyés la balle la veille - Yannick Agnel, le premier concerné par les remous autour du relais 4x100 m, a tenté vendredi de désamorcer la polémique naissante. Mais le Niçois maintient ses doutes sur sa participation au relais, estimant difficile de tenir ce programme dense.

A l'instar de Christian Donzé, le DTN, et des principaux intéressés, Camille Lacourt et Alain Bernard - qui se sont renvoyés la balle la veille - Yannick Agnel, le premier concerné par les remous autour du relais 4x100 m, a tenté vendredi de désamorcer la polémique naissante. Mais le Niçois maintient ses doutes sur sa participation au relais, estimant difficile de tenir ce programme dense. Vous vous retrouvez au coeur d'une polémique autour du relais. Qu'en pensez-vous ? Ça a fait beaucoup de bruit en dehors de l'équipe de France, peut-être parce qu'entre les athlètes il y a pas mal de communication. Tout est très clair. Il n'y a aucune tension palpable. Juste un peu d'étonnement par rapport à tout ce qui se passe autour. C'est assez bête de perdre de l'énergie inutilement en se mêlant à ces joutes par médias interposés. Il faudrait garder cette énergie pour Shanghai, afin de faire le mieux possible. Maintenez-vous votre réserve sur votre participation au relais 4x100 m à Shanghai ? Comme pour toutes les courses me concernant à Shanghai, j'aurai un choix difficile à faire à ce sujet en raison du programme. Mais quoiqu'il arrive, le 4x100 m qui sera aligné le jour même sera le meilleur possible. Etes-vous contraint de faire un choix entre les épreuves individuelles et le relais ? Oui. Ça sera compliqué d'entrée de jeu de pouvoir supporter toutes ces courses, cette densité. C'est un programme assez lourd. Je peux sacrifier une course. Ou tout faire à la fois, mais donc sacrifier de fait, indirectement, les courses auxquelles je participerai. Mais honnêtement, je n'en sais pas plus pour l'instant. Ça se décidera pendant le stage de Singapour, à tête reposée, où on aura le temps de communiquer entre nous. Avez-vous découvert ce problème après les championnats de France de Strasbourg ? Oui, finalement je suis qualifié sur plus de courses qu'à Budapest, puisque je n'étais pas qualifié sur 200 m... C'est un programme que je ne connaissais pas trop et dont on a pris connaissance avec Fabrice (ndlr, Pellerin, son entraîneur). Donc on se pose des questions à ce sujet... "La décision m'appartient" Comment avez-vous accueilli les conseils d'Alain Bernard ? On en a déjà parlé entre nous. C'est notre cuisine interne. Ce sont des choses qui resteront entre nous jusqu'à Shanghai. J'écoute ses conseils comme j'écoute tous les conseils d'une manière générale. Quoiqu'il en soit, la décision m'appartient. Ce sera mon choix, pas l'avis d'un entraîneur ou de qui que ce soit. Les choses que vous avez entendues vous ont-elles blessé ou étonné ? Non, ni l'un ni l'autre. On est un peu dans notre bulle depuis quelques semaines. Je n'ai pas fait attention à tout ça. J'ai eu vent des propos d'Alain. Ensuite, je n'ai pas vraiment d'avis là-dessus. Je sais que le plus important, c'est ce que l'on se dit de vive voix. Et ce qu'on se dit ne pose absolument aucun problème. On s'est parlé, il n'y a pas de tension particulière entre nous deux. Absolument pas. N'avez-vous pas le sentiment d'avoir plus de chances de gagner une médaille avec le relais ? Non. Si je m'aligne sur une course, c'est pour gagner. Peu importe la course. Dans les choix que je fais faire, ce sera pour faire le meilleur résultat possible. Qu'attendez-vous de cet Open EDF ? Il y a toujours du beau monde ici. C'est sympa de pouvoir se confronter aux meilleurs. L'année dernière, c'était très sympa (ndlr, il avait devancé Phelps sur 200 m) et j'en attends au moins autant cette année, même si je ne ferai pas le 100 m et donc je ne nagerai pas face à Cielo. C'est un choix justifié. Il fallait rester concentré vraiment sur 200 et 400 m pour m'étalonner en vue de Shanghai. Mais quoiqu'il arrive, j'irai à fond, comme dans n'importe quelle compétition. Ce n'est pas les titres qui m'importent, mais la course en elle-même. Je débarque avec les crocs.