Agnel: "J'ai hâte..."

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Agnel: "J'ai hâte..."
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Malgré la fatigue accumulée au cours d'une journée passée, comme la plupart des nageurs tricolores, dans les transports à défier la neige pour rejoindre Chartres, Yannick Agnel, toujours prêt à se mesurer à la concurrence, affiche, à la différence de beaucoup, une belle envie d'en découdre dès ce vendredi à l'occasion de ces Championnats de France en petit bassin. Qu'on se le dise, le Niçois est là pour croquer des titres.

Malgré la fatigue accumulée au cours d'une journée passée, comme la plupart des nageurs tricolores, dans les transports à défier la neige pour rejoindre Chartres, Yannick Agnel, toujours prêt à se mesurer à la concurrence, affiche, à la différence de beaucoup, une belle envie d'en découdre dès ce vendredi à l'occasion de ces Championnats de France en petit bassin. Qu'on se le dise, le Niçois est là pour croquer des titres. Yannick, quels sont vos objectifs sur ces Championnats de France ? Accrocher le plus de premières places possibles. Les Mondiaux (15-19 déc.) ne sont pas très loin, donc ces Championnats constituent une étape avant Dubaï. On n'est pas forcément préparés comme certains peuvent l'être, donc ça peut être assez intéressant. Fabrice (Pellerin, son entraîneur) le dit: il ne faut pas se dire que ce n'est qu'une compétition de travail, s'il y a des contre-performances, ce n'est pas grave. On y va vraiment avec la hargne. Moi, j'ai hâte que les festivités commencent ! Je n'y vais pas pour faire deuxième... Pendant que vous vous entraîniez ces dernières semaines, la planète a nagé plutôt vite sur vos distances de prédilection sur 200, sur 400 m, en petit comme en grand bassin. Vous avez observé ces performances ? Bien sûr, oui. C'est super-motivant, ça prouve qu'il reste encore énormément de travail à fournir. Je dois dire que ça m'encourage plus qu'autre chose. "Je peux totalement m'adonner à la natation..." Le grand public a plutôt du mal à faire la différence, mais à quoi vous sert le petit bassin ? Déjà à améliorer les phases dites « non nagées », c'est-à-dire les virages, les coulées, mais aussi le départ, des phases présentes en grand bassin, mais encore plus présentes en petit bain. Tout ça se travaille énormément en petit bain et ça nous sert beaucoup, c'est quand même un socle pour toute l'année. Qu'est-ce qui a changé depuis Budapest dans votre préparation ? Une double dose d'entraînement (il se marre). C'est quelque chose d'assez conséquent, mais j'ai aussi plus de temps à consacrer à mon hygiène de vie et tout ce qu'il y a autour de la natation tout simplement. L'an dernier, j'avais le BAC et aujourd'hui je peux totalement m'adonner à la natation avec tous les paramètres que ça implique, tous les gens qui gravitent autour, les préparateurs physiques, les ostéopathes, etc... C'est quelque chose de très sympathique, je commençais à peine à m'y faire. Vous qui n'avez de cesse de déclarer que la natation n'est pas tout dans votre vie, avec cette nouvelle surcharge d'entraînement, ne craignez-vous pas un risque de saturation ? Il faut bien s'y faire, mais je vous avouerai que le week-end, c'est assez sympa (rires).