Agen, une renaissance

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Agen, une renaissance
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Le retour du SU Agen dans l'élite après trois saisons de purgatoire en Pro D2 a bien failli mal tourner. Très mal engagé, le maintien des Lot-et-Garonnais s'est construit durant la seconde partie de saison au prix d'une mue complète et spectaculaire d'un groupe, qui a su se hisser au niveau de l'élite et finir son parcours en trombe. Pour poser avec les jalons d'un avenir prometteur.

Le retour du SU Agen dans l'élite après trois saisons de purgatoire en Pro D2 a bien failli mal tourner. Très mal engagé, le maintien des Lot-et-Garonnais s'est construit durant la seconde partie de saison au prix d'une mue complète et spectaculaire d'un groupe, qui a su se hisser au niveau de l'élite et finir son parcours en trombe. Pour poser avec les jalons d'un avenir prometteur. 23 octobre dernier. Stade Pierre-Antoine. Le SU Agen, balayé par Castres (38-11), subit sa huitième défaite de la saison et se retrouve au soir de cette dixième journée lanterne rouge du championnat, reléguée à trois longueurs de Bourgoin. Le promu lot-et-garonnais vit alors un retour en Top 14 des plus sombres et ils sont alors nombreux à promettre un aller-retour bien douloureux en Pro D2. La marche avec le plus haut niveau semble bel et bien à cette époque de la saison trop haute pour les hommes de Deylaud et Lanta. Pourtant, cinq journées et quatre victoires, dont deux à Armandie face au Racing et Bayonne, mais aussi un succès à Brive plus tard, contre toute attente, le club octuple Champion de France, non seulement a relevé la tête, mais est parvenu à s'extirper de la zone rouge pour émarger à la onzième place et entrevoir du même coup ce maintien, objectif de tout un club et du président Alain Tingaud en début de saison. C'est là l'extraordinaire mue entreprise et réussie en l'espace de quelques mois à peine par ce club, capable in situ, malgré la spirale de la défaite, de prendre conscience de ses manques. Du staff aux joueurs, en passant par les dirigeants, capables de retoucher l'effectif par des recrues décisives (Tian et Senekal), c'est tout le SUA qui aura su répondre aux exigences de ce Top 14 et en retirer, de manière inévitable, un capital confiance énorme pour l'avenir. L'oeil de Yann DELAIGUE: "Agen, on les a vus vraiment débordés en début de saison avec une équipe qui ne connaissait pas le Top 14 et ne semblait pas au niveau. Et c'était vraiment le cas, je pense. Ils ont payé sur la première partie de saison pour comprendre, pour apprendre et ils sont revenus très forts à partir de janvier pour se classer dès lors parmi les équipes les plus efficaces (sept victoires lors des douze dernières journées, ndlr) Ils ont pris quelques gifles, mais ils ont su se nourrir de leurs manques pour les travailler et devenir une équipe super compétitive en fin de saison. Ça démontre plein de choses : une intelligence de savoir là où l'on pêche pour mettre l'accent dessus et rectifier le tir, beaucoup de mental parce que lorsqu'on enchaîne les défaites, c'est difficile de rebondir, et puis aussi de bons choix de recrutement, qui ont pu apporter un surplus d'enthousiasme sur cette fin de saison." Le "prono" de DELAIGUE: "Je pense qu'Agen sur sa fin de saison a acquis beaucoup de confiance. Cette équipe compte très peu d'internationaux, donc un groupe stable, et même si les Agenais ne seront pas Champions de France, je vois là un club qui peut et doit ambitionner de travailler dans la continuité." A suivre: Le bilan de PERPIGNAN