Abu Dhabi, la fin est proche

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Abu Dhabi, la fin est proche
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Enfin, le monde de la F1 va savoir. Dimanche après-midi, le champion du monde 2010 sera sacré à Abu Dhabi, théâtre de la dernière manche de la saison comme en 2009. Fernando Alonso (Ferrari) dispose de huit points d'avance sur Mark Webber et quinze sur l'autre Red Bull de Sebastian Vettel. Si l'Espagnol reste calme et serein, les chances de voir ses adversaires le priver d'un troisième titre sont réelles.

Enfin, le monde de la F1 va savoir. Dimanche après-midi, le champion du monde 2010 sera sacré à Abu Dhabi, théâtre de la dernière manche de la saison comme en 2009. Fernando ALonso (Ferrari) dispose de huit points d'avance sur Mark Webber et quinze sur l'autre Red Bull de Sebastian Vettel. Si l'Espagnol reste calme et serein, les chances de voir ses adversaires le priver d'un troisième titre sont réelles. Sur l'ensemble de la saison, les enjeux d'une course n'ont jamais été aussi simples. Mais ils n'ont jamais été aussi stressants non plus. A Abu Dhabi, théâtre de la fin du championnat pour la deuxième année de suite, le nouveau champion du monde des pilotes sera connu dimanche, aux alentours de 15h35. Cette fois, c'est sûr. Depuis le Grand Prix du Brésil et même avant, tout a été dit et écrit sur les différents scénarii qui pourraient départager les trois protagonistes encore en course pour décrocher le Graal. Trois seulement, car si Lewis Hamilton reste mathématiquement dans la course, le champion du monde 2008 devrait l'emporter en espérant à la fois qu'Alonso termine hors des points, que Webber ne finisse pas dans les cinq premiers et que Vettel ne soit pas classé à l'une des deux premières places. Sportivement impossible donc, d'autant que les McLaren apparaissent en perte de vitesse depuis cinq courses et n'ont plus gagné depuis Spa, grâce à Hamilton justement. La lutte est donc réduite à un match à trois, tant les chances de victoire d'un non-prétendant au titre à Abu Dhabi paraissent réduites. Ce cas de figure ferait de toute façon les affaires d'Alonso, en enlevant de gros points nécessaires à Red Bull. Si Vettel, nanti de 15 points de retard sur l'Espagnol, fait figure d'outsider, Webber n'a lui que huit unités de retard et peut sérieusement croire en ses chances. Au côté du trouble-fête allemand et du vrai prétendant australien de chez Red Bull, Fernando Alonso se place bien sûr en favori. Avant et après Interlagos, le double champion du monde 2005 et 2006 restait extrêmement serein en vue de l'emballage final. "C'est la F1, tout peut arriver mais il me suffit de terminer deuxième. Peu importe qui gagnera, si je suis deuxième, le problème sera réglé." Les fantômes d'Hockenheim ressurgissent Petit souci toutefois pour Ferrari, les Red Bull ont d'excellents repères sur le circuit émirati, avec un doublé réalisé l'an dernier. Plus ennuyeux encore, Fernando Alonso, certes au volant de sa modeste Renault, n'avait terminé que 14e. Même si chaque saison a son histoire évidemment, et que la monture s'est largement embellie pour le Taureau des Asturies, un classement similaire à celui de 2009 sacrerait Sebastian Vettel, qui avait terminé devant son coéquipier. D'autant que les Ferrari, emmenées alors par Räikkönen et Fisichella, n'avaient fini qu'en 12e et 16e positions. Une autre époque certes, mais pas si lointaine quand même pour Red Bull, qui arrivera en confiance sur un circuit apprécié, car globalement rapide. Et si Mark Webber est apparu un peu résigné du favoritisme latent envers Sebastian Vettel au sein de son écurie, ce dernier est motivé à l'extrême. "Je suis chaud, chaud bouillant. Nous sommes clairement dans la course, et c'est super pour moi de revenir après ma mauvaise sortie en Corée." Le souci de moteur rencontré par l'Allemand à Yeongam ne devrait pas se reproduire en tout cas, pas plus que pour Alonso d'ailleurs, qui a le droit pour cette dernière course de réutiliser le moteur qui avait seulement servi lors des qualifications à Bahreïn, lors de la première course de la saison. La température élevée attendue à Abu Dhabi ne devrait donc pas causer de problème majeur, même si le flou continue d'entourer les moteurs Red Bull restant à disposition. Dans ce contexte, tous les moyens sont bons pour tenter de déstabiliser le roc Alonso. Même si l'accusation n'est pas venue directement de Red Bull, les sept points glanés par l'Espagnol à Hockenheim en juillet devant son coéquipier Felipe Massa - en bénéficiant d'une consigne d'équipe - ont ressurgi dans le paddock, comme chez Jenson Button par exemple: "Fernando est un pilote exceptionnel. Certains pourraient mettre en doute son sacre, j'espère qu'il gagnera le titre avec plus de sept points." Alors que le patron de Red Bull Dietrich Mateschitz a encore répété après le Grand Prix du Brésil n'avoir "jamais envisagé d'interférer avec les pilotes", la polémique du Grand Prix d'Allemagne pourrait toutefois en laisser place à une autre, si jamais Vettel venait à laisser passer Webber dans les dernières boucles à Abu Dhabi. "Gagner avec une avance de sept, un ou 25 points, ce n'est pas la chose la plus importante dans mon esprit en ce moment, indique pour sa part Alonso, droit dans ses bottes. Je ne perdrai pas une seconde ce week-end à penser à ce qui va se passer dimanche après-midi." C'est bien le seul.