Abidal, un entretien haché

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Abidal, un entretien haché
@ Reuters
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Le défenseur du Barça est intervenu dans le JT de TF1 vendredi soir.

Le défenseur du Barça est intervenu dans le JT de TF1 vendredi soir.Deux heures après Patrice Evra et quelques minutes après Thierry Henry, Eric Abidal a été le troisième joueur de l'équipe de France à s'exprimer sur le fiasco sud-africain, vendredi. A l'image d'Evra, Abidal, qui était l'invité du JT de 20 Heures de TF1, n'a pas apporté de réponses aux interrogations nées du comportement des Bleus dimanche dernier, lors de leur refus de s'entraîner après l'exclusion de Nicolas Anelka. "On était mécontent et pas d'accord avec ces décisions-là, on a donc décidé de se mettre en grève, a expliqué le défenseur central dans un entretien perturbé par de gros soucis techniques. C'est une solution qu'on pensait être la bonne. (...) Je ne sais pas vraiment s'il faut avoir du regret. On a certainement déçu tous les supporteurs français mais il faut retenir la solidarité." Comme ses deux coéquipiers, le défenseur du Barça insiste donc sur le fait que l'ensemble des joueurs étaient d'accord sur cette option de faire grève."Un mot à retenir : solidarité""S'il y a bien un mot à retenir, c'est solidarité. Solidarité envers Nicolas Anelka. Le groupe était sain." Affecté par l'épisode de la grève et son retentissement en France, Abidal avait annoncé à Raymond Domenech sa volonté de ne pas participer au dernier match face à l'Afrique du Sud. Il avait été remplacé dans l'axe de la défense par Sébastien Squillaci. "L'image qu'on a dû renvoyer au public n'a pas été bonne. Mais quand on est à l'intérieur, on ne pense pas aux répercussions. On n'a pas donné le bon exemple, sur ce point-là (de la grève de l'entraînement ndlr), on peut être fautif. Mais il y avait énormément de pression, les journalistes ont écrit des choses qui certainement ont affecté le groupe. Plein de choses se sont accumulées." S'il y a eu de la friture sur la ligne lors de cet entretien réalisé en duplex depuis Barcelone, il n'y en avait pas dans le discours convenu du défenseur tricolore, quasi identique à celui de ses deux coéquipiers.