A un pas de Londres...

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A un pas de Londres...
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Qualifiée pour les demi-finales de l'Euro 2011 grâce à sa victoire contre la Grèce (64-56), l'équipe de France est déjà sûre de disputer le tournoi pré-olympique. Mais les Bleus veulent un billet direct pour les Jeux de Londres, en 2012, et cela passe par un nouveau succès face à la Russie, vendredi soir à Kaunas.

Qualifiée pour les demi-finales de l'Euro 2011 grâce à sa victoire contre la Grèce (64-56), l'équipe de France est déjà sûre de disputer le tournoi pré-olympique. Mais les Bleus veulent un billet direct pour les Jeux de Londres, en 2012, et cela passe par un nouveau succès face à la Russie, vendredi soir à Kaunas. Vincent Collet voulait de la nouveauté. Il va être servi. Alors que les Bleus auraient pu retrouver en demi-finales de l'Euro 2011 la Serbie, qu'ils avaient battue au premier tour (97-96, a.p.), ils devront finalement se frotter vendredi soir à la Russie, bourreau des hommes de Dusan Ivkovic la veille (77-67). Une bonne chose ? Oui, si l'on considère que rejouer une équipe dix jours après l'avoir dominée n'est jamais une partie de plaisir. Non, si l'on s'attarde un peu plus sur le profil des Russes. "Ils sont pour l'instant invaincus dans ce tournoi, c'est la seule équipe dans ce cas-là", introduit le sélectionneur tricolore. Dans leur partie de tableau, les joueurs de David Blatt n'avaient pas la même adversité que les Français. Mais réussir à remporter huit matches d'affilée, dont un à élimination directe face aux Serbes, n'est jamais une coïncidence. Vincent Collet estime d'ailleurs que la Russie évolue au niveau qui était le sien en 2007, l'année de son dernier titre continental. "Ils sont très gênants par leur taille, leur envergure, enchaîne-t-il. Ils sont toujours très adroits. Bien qu'ils soient athlétiques, ils jouent beaucoup sur le tir. La différence est là, par rapport à nous. Ils cherchent beaucoup à mettre leurs shooteurs en position. C'est pour ça que, parfois, ils sont moins bien. Mais dès qu'ils retrouvent leur adresse ils sont difficiles à jouer. Ils ont vraiment beaucoup de talents. Il y a des joueurs exceptionnels comme Khryapa et Kirilenko. Mais de toute façon, je n'ai jamais pensé qu'on pourrait aller en finale en ayant un match facile. On a des arguments à exploiter mais il faudra qu'on soit plus rigoureux, plus précis qu'aujourd'hui (jeudi)." Comme face aux Grecs, l'enjeu sera encore de taille contre les Russes puisque le vainqueur sera, d'une, qualifié en finale, et de deux, assuré d'aller aux Jeux de Londres en 2012. L'objectif de toute une génération, celle de Tony Parker notamment. C'est pour cette raison qu'il n'y a pas eu, après la victoire des Bleus en quarts de finale, de joie démesurée dans le camp tricolore. "La première partie du contrat est remplie mais on ne veut pas s'arrêter là, assure Boris Diaw. On veut toujours aller le plus loin possible." Idée reprise et imagée par Kevin Séraphin: "On a gagné notre ticket pour Londres mais bon, on n'a pas encore traversé la Manche... C'est demain (vendredi) que ça va se jouer. Pour l'instant, ce n'est qu'un premier pas." A eux de faire le deuxième, depuis le temps que le basket français attend ça. Une présence des Bleus aux J.O. effacerait en effet dix ans de malheur, leur dernière participation remontant à ceux de Sydney, en 2000, avec une médaille d'argent à la clé. Reste à savoir dans quel état physique ils se présenteront contre la Russie, eux qui ont manqué de rythme en début de rencontre face à la Grèce après quatre jours de repos. "Avec un match de plus dans les jambes, je pense qu'on aura plus de jus, promet Florent Pietrus. Ça sera une demi-finale et il faudra l'aborder avec sérénité et motivation." Deux qualités qui, jusqu'ici, n'ont pas fait défaut aux joueurs de Vincent Collet dans ce championnat d'Europe. A part devant l'Espagne, mais ce match-là ne comptait pas.