A Paris le pompon

  • A
  • A
A Paris le pompon
Partagez sur :

Profitant, entre autres, des contre-performances de Montpellier, Lille et Lyon, le PSG s'est offert le titre honorifique de champion d'automne après un succès obtenu à Saint-Etienne (0-1), dernière rencontre de la 19e journée de Ligue 1. Les hommes de Kombouaré passeront les fêtes de Noël dans la peau de leaders avec trois points d'avance sur leurs dauphins héraultais et quatre sur le Losc.

Profitant, entre autres, des contre-performances de Montpellier, Lille et Lyon, le PSG s'est offert le titre honorifique de champion d'automne après un succès obtenu à Saint-Etienne (0-1), dernière rencontre de la 19e journée de Ligue 1. Les hommes de Kombouaré passeront les fêtes de Noël dans la peau de leaders avec trois points d'avance sur leurs dauphins héraultais et quatre sur le Losc. "C'est anecdotique, on ne se souvient pas du champion d'automne des années précédentes." Pour rafraîchir la mémoire de Camara, interrogé juste après la victoire parisienne à Geoffroy-Guichard par Orange sport, Lille avait achevé en tête la phase aller la saison dernière avant de coiffer la couronne nationale. Le PSG a-t-il l'étoffe pour connaître un tel destin ? Il est bien trop tôt pour le dire tant l'équipe de Kombouaré manque encore de constance. Il n'empêche, le petit mois de novembre a été correctement digéré. En s'imposant dans le Chaudron grâce au crâne de Bodmer, Paris a signé un quatrième match sans défaite dont trois victoires. Le mois de décembre a été profitable et il s'achève avec une première place à mi-championnat, 40 points, soit trois de plus que Montpellier, tombé dans le bourbier evianais (4-2) et quatre de mieux que des Dogues repris sur le fil par de vaillants Niçois (4-4). Les chiffres de ce Saint-Etienne-PSG sont pourtant assez trompeurs par rapport au résultat final. 18 centres contre 3, 7 corners à 2 à l'issue de la première période en faveur des Stéphanois. Mais en ne cadrant qu'un seul tir sur huit tentatives, on comprend un peu mieux pourquoi les Verts sont repartis tête basse au vestiaire. Un schéma statistique qui résumera finalement assez bien l'ensemble de la partie. Le positif dans le camp forézien ? Trois sauvetages signés Marchal devant Gameiro (10e) et une double parade de Ruffier face à Pastore et la puissante frappe de Jallet (42e). Maladroit devant le but adverse, Saint-Etienne résiste heureusement en défense mais c'est bien la preuve que Paris, sans être génial au cours du premier acte, est l'équipe la plus dangereuse. Le PSG ouvre presque logiquement le score sur un coup de tête de Bodmer, consécutif à un corner de Nenê. Le ballon heurte le montant droit avant de rebondir sur un Ruffier à l'horizontale (0-1, 32e). Sirigu, on ne passe pas Les hommes de Kombouaré auraient pu frapper un peu plus tôt si Pastore n'avait pas joué un numéro solo, oubliant ses partenaires démarqués dans la surface (28e). Les Verts, au-delà de stats avantageuses, regretteront certainement ce moment fort autour de la 20e minute, ces trois corners de rang face à une défense parisienne un peu perdue à l'image d'un marquage abandonné sur Sako. L'ASSE n'en profitera pas, contrariée par sa maladresse et la sureté de Sirigu devant Sinama-Pongolle (21e). Paris n'a donc pas toujours été serein. A l'image de la mauvaise appréciation de Camara de la 13e minute, mal exploitée par Aubameyang (13e). Les Parisiens vont subir en revanche au cours du second acte, la fatigue d'un troisième match en huit jours n'y étant probablement pas étrangère. Et comme souvent cette saison, Sirigu assume son statut. La meilleure recrue du club parisien va multiplier les arrêts notamment devant Gradel (65e), Aubameyang (71e) ou Sinama-Pongolle (77e). En face, Ruffier soutient aisément la comparaison face à Gameiro (52e, 82e), Ménez (79e) ou Nenê (84e). Le gardien de la capitale produit un dernier effort sur une frappe déviée par Camara (85e) et peut souffler en voyant le missile de Sako flirter avec son montant gauche (90e+3). Paris met fin à la série stéphanoise (six matches sans défaite) et continue de croire au titre. C'est déjà ça.