A l'assaut du tourniquet

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A l'assaut du tourniquet
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La Formule 1 retrouve ce week-end le Hungaroring et son tracé tortueux. Red Bull, vainqueur en 2010 grâce à Mark Webber, aspire à retrouver le chemin de la victoire, envolé depuis Valence fin juin. Mais McLaren et Ferrari, revenus dans le rythme, ont bien l'intention de mettre un peu plus la pression sur Vettel, encore solidement installé en tête du championnat. Plus que jamais, le week-end hongrois aura l'allure d'un tournant.

La Formule 1 retrouve ce week-end le Hungaroring et son tracé tortueux. Red Bull, vainqueur en 2010 grâce à Mark Webber, aspire à retrouver le chemin de la victoire, envolé depuis Valence fin juin. Mais McLaren et Ferrari, revenus dans le rythme, ont bien l'intention de mettre un peu plus la pression sur Vettel, encore solidement installé en tête du championnat. Plus que jamais, le week-end hongrois aura l'allure d'un tournant. Budapest, ses rives du Danube, son château Buda, son métro (l'un des tout premiers construits en Europe) mais aussi son fameux Hungaroring, situé à 19 kilomètres du centre-ville et royaume des haut appuis aérodynamiques. Le circuit hongrois n'a jamais pu se défaire de sa réputation de tourniquet, circuit ennuyeux où le dépassement relève de l'exploit. Premier pays d'Europe de l'Est à accueillir un Grand Prix (et le seul jusqu'au prochain Grand Prix de Russie à Sotchi dès 2014), la Hongrie révèle pourtant son lot de surprises comme Damon Hill en 1997 manqua de le montrer en cédant dans les derniers tours au volant de sa modeste Arrows. Fernando Alonso en garde également de bons souvenirs, s'y imposant pour la première fois avec la Renault au moteur révolutionnaire (V10 à angle très ouvert, à 111° contre 72° pour les autres équipes) comme Button, vainqueur ici de son premier Grand Prix en 2006 et qui fêtera ce week-end son 200e départ en F1. Ce destin de circuits à surprises sera-t-il suffisant pour détrôner Red Bull ? L'équipe autrichienne arguera sûrement qu'elle n'a pas besoin de circonstances particulières pour s'incliner, les récents Grand Prix de Grande-Bretagne et d'Allemagne l'ayant montré avec les victoires d'Alonso et Hamilton. Vettel, visiblement fâché de manquer sur ses terres son premier podium de la saison, n'y est pas allé de main morte, affirmant qu'il fallait se mettre au travail. "Nous devons travailler dur sur la voiture pour revenir sur le podium", déclarait après la course au Nürburgring le champion du monde 2010, qui en plus de remporter un premier succès en Hongrie, souhaite remettre les points sur les i. L'atout pole-position pour Red Bull Car Vettel est bel et bien conscient que ses rivaux sont plus proches en termes de performances. Et même s'ils restent à une distance respectable au championnat (86 sur Alonso, 82 sur Hamilton, 77 sur Webber), ceux-ci ont visiblement retrouvé l'espoir de la détrôner. "L'équipe a été brillante le week-end dernier, et je veux poursuivre sur cette dynamique à Budapest", ambitionne ainsi Hamilton qui se confie sur le site de McLaren. "Ce sera un challenge complètement différent. Je me suis toujours bien comporté en Hongrie. J'aime ce tracé car c'est un peu « old school ». Avec ses dénivelés, ses bosses, ses trajectoires bombées, il a un vrai caractère. Il n'y avait pas beaucoup d'écart entre McLaren, Ferrari et Red Bull en Allemagne. Ça va être fascinant de voir quelle équipe aura l'avantage." Alonso n'en pense pas moins, l'Espagnol visant un quatrième podium consécutif dimanche alors qu'il fête ses 30 ans ce vendredi. Le leader de la Scuderia s'attend à un rebond de Red Bull, conscient également que sa monoplace ne dispose pas encore d'autant de cartes que la RB7 : "Il nous manque encore quelque chose, surtout en qualifications: il est vrai qu'en course, nous pouvons faire mieux, mais ce n'est pas toujours possible de remonter de deux places par rapport à notre position sur la grille, comme cela est arrivé à Monaco, Valence, Silverstone et le Nürburgring", analyse le double champion du monde (2005 et 2006) sur le site de la Scuderia. Surtout sur un tracé aussi tortueux que le Hungaroring... Red Bull, auteur de toutes les pole-positions de la saison, dispose donc d'un sérieux atout, en plus d'une monoplace à l'aise lors de fortes températures comme c'est souvent le cas en Hongrie. S'incliner dans l'exercice de la pole position samedi serait donc un véritable tremblement de terre.