A l'assaut de l'Europe

  • A
  • A
A l'assaut de l'Europe
Partagez sur :

Après la longue trêve hivernale en raison du Championnat d'Europe disputé au Danemark et en Norvège en décembre, la Coupe d'Europe reprend ses droits ce week-end. Hormis Toulon, qui disputera son huitièmes de finale la semaine prochaine, Metz, Mios-Bigamos, Le Havre et Nîmes seront à l'oeuvre pour briller sur la scène européenne même si le championnat reste la priorité pour tous ces clubs tricolores.

Après la longue trêve hivernale en raison du Championnat d'Europe disputé au Danemark et en Norvège en décembre, la Coupe d'Europe reprend ses droits ce week-end. Hormis Toulon, qui disputera son huitièmes de finale la semaine prochaine, Metz, Mios-Bigamos, Le Havre et Nîmes seront à l'oeuvre pour briller sur la scène européenne même si le championnat reste la priorité pour tous ces clubs tricolores. Les clubs français partent à l'abordage de l'Europe. Disséminés au quatre coin du vieux continent, Metz, Toulon St-Cyr, Le Havre, Nîmes et Mios-Bigamos tenteront de briller lors de leurs huitièmes de finale de Coupe d'Europe. Après sa troisième place lors du premier tour de la Ligue des champions, Toulon accompagne Metz en Coupe des Vainqueurs de Coupes. Pendant ce temps Nimes et Mios défendront leur place en Coupe Challenge. Seul représentant en Coupe EHF, Le Havre aura à coeur de réaliser un parcours sans-faute dans cette compétition. Metz devra réaliser un exploit. Opposées aux Autrichiennes d' Hypo Niederösterreich, les Messines devront s'arc-bouter sur leurs valeurs défensives afin de créer un écart conséquent dans l'optique du match retour en Autriche. "On va essayer d'être plus agressives en défense pour mettre à défaut une base arrière qui comportent des joueuses d'expériences tout en étant percutantes offensivement", explique Sébastien Gardillou, l'entraineur Mosellan. De son coté, Toulon, qui reste sur trois rencontres sans défaites avant d'affronter Cergy-Pontoise en championnat, n'a pas encore la tête à l'Europe car pour Toulon, la priorité, c'est le Championnat."La Coupe d'Europe, c'est le week-end prochain, pour l'instant, on n'y pense. On est concentrés sur notre déplacement à Vergy. Quand on y sera, on se dira qu'il faut gagner afin d'accéder aux quarts de finale", rappelait l'aillière droite de Toulon, Audrey Deroin. Face à une équipe serbe inconnue, les Toulonnaises, qui retrouvent une assise défensive et une efficacité offensive, pourraient bien s'offrir le luxe de remporter cette Coupe des Vainqueurs de Coupe. Ce serait la cerise sur le gâteau pour sa première année sur la scène européenne. Du lourd pour Le Havre Mais Le Havre, seul représentant tricolore en Coupe EHF, affrontera un redoutable club danois, le FC Midtjylland Handball. Face à cinq internationales danoises, deux norvégiennes et une suèdoise, les Normandes devront élever leur niveau de jeu si elles veulent réaliser un bon résultat à l'extérieur avant le retour en Normandie. Après les difficultés en championnat avec deux revers coup sur coup face à Toulon (27-31) et Fleury (24-29), l'entraineur havrais, Frédéric Bougeant, attend toujours le déclic. "On a une équipe jeune avec une moyenne d'âge de 24 ans. On n'est pas assez stable dans nos prestations. Du coup, la confiance que l'on emmagasine, on l'a perd très vite". A défaut de se bagarrer pour les premières places, elles pourraient bien jouer le rôle d'arbitre dans l'attribution du titre entre Metz et Brest après la défaite des Messines, mercredi soir en Bretagne (22-24). Nimes et Mios s'invitent à la fête Alors que Mios-Bigamos réalise une meilleure seconde partie de championnat que les Havraises, les Girondines vont aborder cette rencontre sans aucune pression car pour elles: "Notre priorité, c'est le championnat. La Coupe d'Europe a un côté plutôt festif", comme l'explique l'entraineur bordelais, Emmanuel Mayonnade. A moins de retrouver Nîmes pour une finale Franco-française, les coéquipières d'Agata Genes-Szukielowicz ne se priveront pas d'aller au bout si elles en sont capables. Mais les Gardoises, qui se sont imposées en 2001 et 2009, rêvent, elles aussi, de remporter un troisième titre dans cette compétition."C'est une autre aventure humaine que celle que nous vivons en championnat. C'est super de pouvoir se déplacer avec ses copines, de découvrir l'Europe grâce au handball", confiait Blandine Dancette, l'aillière droite de Nîmes. Quoi qu'il advienne, les clubs français auront à coeur de venir à bout des formations européennes qui se dresseront sur leurs chemins.