A deux minutes près...

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Grâce à un ultime essai de McLean, l'Italie menait encore à deux minutes de la fin face à l'Irlande, lors de la première journée du Tournoi des Six Nations. Mais la Squadra Azzurra, inlassablement, s'est à nouveau inclinée (11-13) sur un drop signé O'Gara. Le XV du Trèfle, largement diminué, est passé tout près de la déconvenue, mais l'essentiel est assuré pour les Irlandais.

Grâce à un ultime essai de McLean, l'Italie menait encore à deux minutes de la fin face à l'Irlande, lors de la première journée du Tournoi des Six Nations. Mais la Squadra Azzurra, inlassablement, s'est à nouveau inclinée (11-13) sur un drop signé O'Gara. Le XV du Trèfle, largement diminué, est passé tout près de la déconvenue, mais l'essentiel est assuré pour les Irlandais. Encore une fois, ils y ont cru. Et à deux minutes de la fin, ils y croyaient même très fort. Mais les Italiens ont encore cédé, en ouverture du Tournoi des Six Nations face à l'Irlande (11-13), au terme d'un scénario tellement classique pour la Squadra Azzurra qu'il n'en est presque plus énervant. Juste normal. Pourtant, avec les absences conjuguées de Ferris et Heaslip en troisième ligne, ainsi que celles de Bowe, Horgan, Trimble, Kearney et Murphy à l'arrière, le XV du Trèfle se présentait fortement diminué, presque en victime expiatoire pour un Nick Mallett qui a fixé deux victoires dans le Tournoi sur son plan de route. McFadden, habituel centre, a dû lui être replacé à l'aile tandis que Fitzgerald a fait le voyage de l'aile à l'arrière. Au contraire, dans les rangs de la Squadra, Parisse était de retour en troisième ligne après son absence lors du Tournoi 2010, et l'inédite - mais fraîche - charnière Gori-Burton (ancien joueur de Fédérale 1 à Orléans) faisait porter un réel vent d'espoir sur l'Italie du rugby. Peine perdue donc, les Transalpins n'ont toujours pas battu l'Irlande depuis le début du Tournoi. Menés par leur charnière O'Leary-Sexton et guidés par l'expérience, la précision et le sang-froid d'un O'Gara décisif avec un drop à deux minutes de la sirène, les hommes de Declan Kidney ont eu chaud. Mais cette victoire avec un groupe décimé pourrait bien être fondatrice, en attendant des jours meilleurs. O'Gara, le sang-froid du tueur Comme souvent, presque comme toujours au Flaminio, les Italiens tiennent pourtant la dragée haute à leur adversaire dès le début de la rencontre. Mirco Bergamasco ouvre le score sur la première pénalité (3-0, 7e) sifflée par l'arbitre français M. Poite, et même si le jeune demi de mêlée Gori sort un peu brutalement sur blessure (12e), les Transalpins y mettent énormément de coeur. Sgarbi revient du diable vauvert pour contrarier Sexton qui file à l'essai (20e), tandis que D'Arcy commet un en-avant franchement bienvenu pour les locaux, à dix mètres de l'en-but et en plein renversement de jeu (23e). Très disciplinée, la Squadra concède peu de mêlées et seule une pénalité de Sexton permet aux Irlandais de revenir à la marque (3-3, 28e). Les visiteurs mettent beaucoup de rythme dans leurs offensives et dominent outrageusement, mais la répétition de ces situations est tellement habituelle pour les Italiens que ces derniers ne donnent même pas l'impression d'être dépassés... Comme si de rien n'était, Bergamasco manque même l'occasion de reprendre l'avantage, à 40 mètres face aux poteaux (31e), avant de permettre aux siens de repasser effectivement devant à la sirène (6-3, 42e). Encore favorite malgré tout, l'Irlande appuie sur l'accélérateur dès la sortie des vestiaires, grâce à un essai signé O'Driscoll, transformé par Sexton (6-10, 46e). Avec cette 23e réalisation, le capitaine des Verts revient d'ailleurs à une unité du record absolu dans l'histoire du Tournoi, détenu par l'Ecossais Ian Smith entre 1924 et 1933. Pendant 25 minutes, le match devient relativement insipide, le XV du Trèfle se contente de gérer face à une Squadra tout de même limitée. Mais au Flaminio, le courage et l'euphorie aident parfois les Italiens à dépasser leurs limites. A dix minutes du terme, les Transalpins poussent et O'Gara sauve d'abord les siens en récupérant le ballon sur une situation très chaude (71e), avant que Leamy ne soit sanctionné d'un carton jaune (74e). McLean, qui aplatit en coin (11-10, 75e), pense alors donner la victoire en ouverture du Tournoi à son pays, ce qui aurait été une première depuis 2003 et un succès lors du premier match face au pays de Galles. Bergamasco ne transforme pas, quelques millimètres trop à gauche, et bien mal lui en prend. Deux minutes plus tard, l'artilleur O'Gara dégaine, plein axe à une trentaine de mètres des perches (11-13, 78e). Deux minutes de trop.