A Brest, Grougi s'épanouit

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A Brest, Grougi s'épanouit
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Avec Mario Licka, Bruno Grougi forme l'un des meilleurs milieux de terrain de Ligue 1. Etonnant de réussite face à Lens (4-1) cette semaine, avec deux buts et deux passes décisives, le meneur brestois sera surveillé au Parc des Princes face au PSG, dimanche, lors de la 16e levée du Championnat. Mais il apprécie avant tout la réussite de son club en ce début de saison.

Avec Mario Licka, Bruno Grougi forme l'un des meilleurs milieux de terrain de Ligue 1. Etonnant de réussite face à Lens (4-1) cette semaine, avec deux buts et deux passes décisives, le meneur brestois sera surveillé au Parc des Princes face au PSG, dimanche, lors de la 16e levée du Championnat. Mais il apprécie avant tout la réussite de son club en ce début de saison. Première saison en Ligue 1, 13 matches disputés, et déjà quatre buts et quatre passes décisives. Bruno Grougi, le meneur de jeu du Stade Brestois, a franchi allègrement le palier qui sépare la Ligue 2 de l'élite. Ses statistiques ont pris une autre ampleur cette semaine, lorsque le Normand a réalisé un festival agrémenté de deux réalisations et deux passes contre Lens (4-1), en match en retard de la 15e journée. "Le seul doublé de ma carrière remontait au match de février à Nantes (1-4), mais avec un but sur coup-franc", concède-t-il avec un brin de modestie. Une performance qui ne laisse pourtant personne indifférent du côté de la Bretagne où le joueur formé à Caen s'épanouit depuis deux saisons. La dernière fois qu'un joueur a réalisé une telle prestation en Ligue 1, c'était Pauleta en 2007, quand le Portugais portait les couleurs du PSG. C'est justement à Paris que Brest a rendez-vous dimanche, à l'occasion de la 16e levée du Championnat de France. Et le Parc des Princes serait le théâtre idéal pour des Bretons décomplexés. "On ne pourra pas y aller en touristes", prévient toutefois Grougi, interrogé dans les colonnes du Télégramme. Difficile il est vrai d'occulter l'enjeu de ce match, à savoir la première place du classement, une position que les Brestois ont occupée entre la 11e et la 14e journée. Devenu en l'espace de quelques semaines un élément indispensable dans le schéma de jeu mis en place par Alex Dupont, Grougi a surtout su s'adapter aux exigences de la Ligue 1. "Lors des matches amicaux face à Lorient et Rennes cet été, j'avais été frappé de voir que les joueurs adverses anticipaient beaucoup et qu'ils avaient lu mon jeu. Ça me faisait un peu peur, explique-t-il. Depuis, j'évite de jouer en première intention pour ne pas me faire contrer. Le regard est important en Ligue 1, je suis obligé de masquer davantage mon jeu." Une ruse qui en fait l'un des meilleurs pourvoyeurs de ballons du Championnat, où son volume de jeu, ses qualités techniques et sa précision dans les passes son autant d'armes difficiles à maîtriser pour l'adversaire. "Dupont, l'entraîneur idéal pour un joueur" A côté de cela, Grougi se transforme même en buteur. Dupont lui demande de prendre plus d'initiatives dans les trente derniers mètres, toujours en soutien de Nolan Roux, l'attaquant brestois. "Quitte à dépasser parfois Nolan dans ce rôle de neuf et demi qui me plaît beaucoup, car on est au coeur du jeu et proche de la zone de finition", précise l'ancien Clermontois. Un choix encore judicieux de l'entraîneur breton, grand artisan de la réussite actuelle du club. "C'est l'entraîneur idéal pour un joueur, estime Grougi, interrogé sur RMC. C'est un coach qui responsabilise beaucoup son groupe. Mais à côté de ça, il nous laisse aussi beaucoup de temps libre. C'est vraiment agréable de travailler à ses côtés, dans de telles conditions." Il ne faut pas chercher plus loin les raisons du retour tonitruant des Brestois dans l'élite, après 19 ans d'absence. "C'est vrai qu'on ne se rend peut-être pas compte de ce que l'on est en train de faire même si c'est très fort, assure Grougi. Nous, on le vit normalement et pourtant l'euphorie extérieure fait qu'on sent qu'il y a quelque chose qui est en train de se passer." La ferveur qui entoure le club en atteste. Mais le milieu veut garder les pieds sur terre: "Comme on a tous galéré pour en arriver là, on sait que ça peut changer très vite. Tout n'a pas été beau tout de suite pour tout le monde. On a tous conscience qu'en bas, c'est dur, qu'il faut apprécier quand on arrive en haut mais surtout qu'il faut travailler pour y rester." Epanoui, et réaliste en plus.