A armes égales ?

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A armes égales ?
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Sans Akin Akingbala d'un côté, ni Pops Mensah-Bonsu de l'autre, Nancy et l'Asvel semblent sur un pied d'égalité avant la belle qui les oppose samedi soir à Gentilly, en demi-finales des playoffs de Pro A. Reste à voir comment le Sluc va compenser l'absence quasi-certaine de son pivot nigérian contre une équipe de Villeurbanne revigorée par son dernier succès à l'Astroballe (91-79).

Sans Akin Akingbala d'un côté, ni Pops Mensah-Bonsu de l'autre, Nancy et l'Asvel semblent sur un pied d'égalité avant la belle qui les oppose samedi soir à Gentilly, en demi-finales des playoffs de Pro A. Reste à voir comment le Sluc va compenser l'absence quasi-certaine de son pivot nigérian contre une équipe de Villeurbanne revigorée par son dernier succès à l'Astroballe (91-79). Le combat acharné que se livrent Nancy et Villeurbanne fait au moins un heureux: Cholet. Qualifié en deux matches contre Gravelines-Dunkerque, le champion de France aura, le 11 juin prochain à Bercy, quatre jours de repos de plus dans les jambes que son adversaire. Reste à savoir si ce sera le Sluc ou l'Asvel. A l'aube de la belle entre les deux équipes, qui aura lieu samedi soir à Gentilly, difficile de mettre une pièce sur l'un ou l'autre. Car ils ont, l'un et l'autre, de sérieuses chances de sortir vainqueur du match 3 de cette demi-finale. "La pression et la tension existent lorsqu'on dispute un match décisif. Il va falloir bien rentrer dans le match et ne pas craquer, assure le coach rhodanien Nordine Ghrib sur le site du club. Ce sera un match compliqué pour nous mais aussi pour Nancy. Nous avons déjà réussi à inverser la tendance contre Chalon. Alors pourquoi ne pas le refaire ? Mais en jouant à domicile, le Sluc est favori." C'est effectivement l'un des avantages de la bande de Jean-Luc Monschau, qui avait corrigé Villeurbanne à l'aller dans sa salle (109-93). Ghrib: "Je ne pense pas à Bercy" Mais depuis, les choses ont changé. Akin Akingbala, auteur de 20 points et 10 rebonds ce soir-là, s'est sérieusement blessé à l'Astroballe suite à un choc avec Bangaly Fofana dans le premier quart-temps. Une blessure qui a équilibré le rapport de force dans la raquette et qui a causé bien des soucis au Sluc. "Quand on voit l'impact qu'il avait eu samedi et le nombre d'occasions que nous n'avons pas su concrétiser sous le panier (au retour), on peut effectivement se dire que cela a changé le match, a concédé dans L'Est Républicain Jean-Luc Monschau, Sa blessure a eu un impact psychologique, tactique mais aussi physique duquel a découlé un impact tactique car derrière, nos intérieurs ont pris des fautes. Et comme il manquait une rotation, c'était compliqué." Comme quoi la performance de l'Asvel, qui doit se passer de son pivot titulaire Pops Mensah-Bonsu depuis trois matches, est assez exceptionnelle. Arriver, presque sans aucune fixation sous le cercle, à éliminer Chalon-sur-Saône puis à pousser Nancy jusqu'à la belle n'est pas donné à tout le monde. Il faut dire, aussi, que toutes les équipes du championnat n'ont pas à leur disposition une telle armada de shooteurs, avec notamment Matt Walsh, Mickaël Gelabale, Cliff Hammonds et Edwin Jackson. De là à retrouver l'Asvel en finale, deux ans après son dernier titre ? "Je ne pense pas une seule seconde à Bercy. Je le dis très sincèrement, répond Nordine Ghrib. Je n'ai jamais regardé plus loin que le match qui arrive. Cela a toujours été ma ligne de conduite. Je veux battre Nancy. Il n'y a que ça qui m'intéresse aujourd'hui."