2012, le casse-tête du calendrier

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2012, le casse-tête du calendrier
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Annoncée fin 2010, la refonte du calendrier ATP va prendre forme en 2012. Souhaitée par les joueurs, cette réforme n'est pas sans conséquence. Si la saison a été raccourcie, pour offrir aux acteurs de ce sport sept semaines de récupération en fin d'année, la densité du calendrier va obliger les joueurs à faire des choix.

Annoncée fin 2010, la refonte du calendrier ATP va prendre forme en 2012. Souhaitée par les joueurs, cette réforme n'est pas sans conséquence. Si la saison a été raccourcie, pour offrir aux acteurs de ce sport sept semaines de récupération en fin d'année, la densité du calendrier va obliger les joueurs à faire des choix. Une refonte souhaitée Une saison de janvier à décembre. Un rêve pour tous les insatiables de la petite balle jaune, un marathon pour les joueurs. 2011 touche à peine à sa fin que 2012 arrive déjà, dès le 2 janvier, à Doha, Brisbane ou Chennai. "Finalement, je ne vais avoir qu'une semaine pour me reposer avant de préparer la nouvelle saison", glissait dimanche dernier David Ferrer après la victoire de l'Espagne dans en Coupe Davis. Le n°5 mondial, comme la majorité des cadors du circuit, a été écouté. Dès 2012, les joueurs pourront bénéficier d'une vraie coupure entre les saisons. La finale du Masters est programmée le 11 novembre prochain, la finale de la Coupe Davis une semaine plus tard. Les joueurs, Federer en tête, réclamaient un break de six semaines en fin d'année. Ils en ont obtenu sept. Un vrai bouleversement. "La santé des joueurs est primordiale, estime Adam Helfant, le président de l'ATP. Les protéger et leur assurer une plus longue carrière au plus haut niveau est important pour la vision à long terme de notre sport." A court terme, en revanche, ce changement n'est pas sans conséquence. Jeux Olympiques vs Coupe Davis Les Jeux Olympiques, c'est pratiquement un Grand Chelem en plus qui s'intercale en plein milieu de la saison. 64 joueurs seront début août sur le gazon de Wimbledon, ce qui devrait chambouler la tournée nord-américaine. Plusieurs gros bras du circuit, comme Nadal et Federer, ont annoncé qu'ils en feraient un objectif prioritaire. Quitte, dans le cas de l'Espagnol, à délaisser la Coupe Davis. Federer, lui, a garanti sa présence avec la Suisse pour le premier tour contre les Etats-Unis. Mais rien ne permet d'affirmer qu'il fera toute la campagne. Les quarts de finale sont placés juste après l'enchaînement Indian Wells-Miami, les demies dans la foulée de l'US Open et la finale comme toujours après le Masters. Pas évident à gérer. La Coupe Davis est-elle une compétition de trop dans le calendrier ? Il y a des pour et des contre, mais le spectacle offert récemment par les Argentins et les Espagnols, tant sur le court que dans les tribunes, pèse en faveur de la "Davis". Pour autant, l'idée glissée par David Ferrer dans El Pais d'organiser cette épreuve tous les deux ans pourraient faire des émules. Montpellier sacrifié... La première édition de l'Open Sud de France, remportée par Gaël Monfils en octobre 2010, avait été une réussite pour le moment sans lendemain. Déplacée au mois de février en 2011, l'épreuve montpelliéraine avait été annulée faute de temps pour l'organiser. En 2012, elle devrait bien avoir lieu. Mais avec quel plateau ? Les meilleurs Français feront-ils le déplacement pour un "petit" ATP 250 coincé entre l'Open d'Australie et le premier tour de la Coupe Davis au Canada ? "Jouer Montpellier, surtout si on va loin, ce n'est pas la préparation idéale pour une rencontre de Coupe Davis, consent Guy Forget, le capitaine de l'équipe de France. Les joueurs sont des professionnels. Je ne contrôle ni leurs entraîneurs, ni leur calendrier, ni leurs choix. Je fais ma sélection en fonction de ce que je vois. A eux de se mettre dans les meilleures dispositions." ...Et Bercy aussi ? Autre "victime" du calendrier, le tournoi de Paris-Bercy. Le Masters 1000 parisien se retrouve désormais "collé" au Masters. Concrètement, un finaliste à Bercy le dimanche n'aurait plus qu'une journée de repos avant de débuter le Masters le mardi. Difficile à gérer, surtout à cette période l'année. Il y a fort à parier que certains joueurs déjà qualifiés pour le tournoi des maîtres pourraient renoncer à se rendre au POPB, en se contentant de jouer à Bâle ou à Valence la semaine précédente pour préparer le grand rendez-vous londonien. Pour avoir disputé plus de 600 matches sur le circuit, Nadal dispose, tout comme Federer notamment, du droit de "zapper" un Masters 1000 par an, comme il l'a fait cette année. Alors, Bercy "déplumé" ? Pas selon Laurent Delannay. "Bercy a été l'un des premiers tournois à souffrir de ces blessures de fin d'année, et c'est donc une mesure qui va complètement dans son intérêt", explique le directeur général d'ATP Europe, sur tennispassion.com.