2005, comme si c'était hier...

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2005, comme si c'était hier...
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Des douze joueurs de l'équipe de France actuellement en Lituanie, quatre ont vécu la terrible demi-finale de l'Euro 2005 que les Bleus avaient perdue sur le fil face à la Grèce (66-67). Un souvenir douloureux pour Florent Pietrus, Boris Diaw, Mickaël Gelabale et Tony Parker qui, six ans plus tard, comptent bien se racheter en quarts face aux Hellènes, jeudi à Kaunas.

Des douze joueurs de l'équipe de France actuellement en Lituanie, quatre ont vécu la terrible demi-finale de l'Euro 2005 que les Bleus avaient perdue sur le fil face à la Grèce (66-67). Un souvenir douloureux pour Florent Pietrus, Boris Diaw, Mickaël Gelabale et Tony Parker qui, six ans plus tard, comptent bien se racheter en quarts face aux Hellènes, jeudi à Kaunas. Tony Parker: "Pas la haine contre les Grecs" "Tout ce qu'il s'est passé avant doit nous servir à être meilleurs aujourd'hui. On apprend de chaque compétition. Ça ne me dérange pas d'en parler. En 2005, ce n'était peut-être pas encore notre heure, voilà tout. Pour moi, c'est derrière. On a appris de tout ça et je n'en ai pas besoin pour me motiver avant ce match de demain (jeudi). Je n'ai pas la haine contre les Grecs comme je peux l'avoir envers les Italiens. Oui, ils nous ont battus cette année-là et en 2006 (en quarts de finale du championnat du monde, ndlr) mais maintenant qu'on a un peu plus d'expérience, c'est à nous de le faire. C'est la qualification pour les Jeux Olympiques qui m'intéresse." Boris Diaw: "On avait bien joué pendant 39'15"..." "Tout le monde sait qu'on a perdu contre la Grèce en 2005, et on ne l'a pas vraiment évoqué avec les plus jeunes de l'équipe. Ça a été une défaite mais ça ne laisse pas plus de traces que ça. Forcément, on s'en souvient. On peut encore y penser. On avait quand même bien joué pendant 39 minutes et 15 secondes... On avait une bonne avance et on l'a laissée filer. Ce match, on l'avait en main. On n'aurait pas dû le lâcher. Mais maintenant, on essaie surtout de s'en servir comme d'une expérience, pour ne pas refaire le même genre d'erreurs dans des cas similaires. Ça ne nous mine pas le moral. C'était il y a six ans. Jeudi, le contexte sera différent, les équipes aussi." Mickaël Gelabale: "Le pire souvenir de ma carrière" "En 2005, c'était un match qu'on pouvait gagner et qu'on a perdu. Dès que je pense aux Grecs, j'ai ce souvenir-là en tête. Je ne me rappelle plus trop du match mais je sais qu'on avait sept points d'avance à quarante secondes de la fin. Et puis on a merdé. C'est ce goût amer qui reste. C'est le pire souvenir de ma carrière. Si on finit comme eux cette année-là, en étant champions d'Europe, je pourrais oublier ça. Je pense que, nous quatre, on devra se repasser ce match-là dans nos têtes avant de jouer (jeudi) et se dire qu'on a une revanche à prendre. C'est maintenant qu'on doit le faire. Ceux qui n'étaient pas là le savent eux aussi. Nico (Batum) m'a d'ailleurs dit que ce jour-là, il était devant sa télé et qu'il était devenu fou..." Florent Pietrus: "Personne n'a envie de revivre ça" "On a tous encore en tête le souvenir de 2005, où ils nous avaient éliminés aux portes de la finale. Il y a toujours cette image qui revient. Le traumatisme est présent. Cette année-là, on avait vraiment l'opportunité d'aller au bout. Si on a perdu ce match, je pense que c'est d'abord par manque d'expérience. Maintenant, avec sept points d'avance à quarante secondes de la fin, si on devait le rejouer dix fois, on le gagnerait sûrement dix fois. Je ne suis pas du genre à être défaitiste. Je crois que cette défaite, tout ce qu'on a vécu il y a six ans, peut nous aider. Ça fait partie de l'expérience. Un sportif a besoin de frustration comme celle-là pour avancer. On sait ce que c'est, et personne n'a envie de revivre ça." Le résumé de Grèce-France 2005 en images