2-0, c'est bien le principal

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2-0, c'est bien le principal
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Après la victoire de Gaël Monfils contre Philipp Kohlschreiber (7-6, 7-6, 6-4), l'équipe de France mène 2-0 dans son quart de finale de Coupe Davis en Allemagne. Si la paire Tsonga-Llodra s'impose samedi, les Bleus seront qualifiés pour le dernier carré. Pourtant, la journée a été laborieuse pour le clan tricolore, à l'image du succès à l'arraché de Gasquet. Mais l'essentiel est ailleurs.

Après la victoire de Gaël Monfils contre Philipp Kohlschreiber (7-6, 7-6, 6-4), l'équipe de France mène 2-0 dans son quart de finale de Coupe Davis en Allemagne. Si la paire Tsonga-Llodra s'impose samedi, les Bleus seront qualifiés pour le dernier carré. Pourtant, la journée a été laborieuse pour le clan tricolore, à l'image du succès à l'arraché de Gasquet. Mais l'essentiel est ailleurs. Sans être brillants, les joueurs français sont tout près d'une place en demi-finales de la Coupe Davis. A l'issue de la première journée et de deux premiers simples, les Bleus mènent en effet 2-0 face à l'Allemagne en quarts de finale à Stuttgart. Si la paire Jo-Wilfried Tsonga-Michaël Llodra s'imposent en double samedi, l'équipe de France sera assurée d'être dans le dernier carré de la compétition pour la deuxième année d'affilée, une série qu'elle n'avait plus rééditée depuis son dernier titre décroché en 2001 en Australie et sa finale perdue contre la Russie l'année suivante. Ce scénario idéal, il faut le mettre au crédit de Richard Gasquet et Gaël Monfils, qui ont rempli leur contrat en apportant un point chacun. Favoris sur le papier, les Français ont certes fait respecter la logique, mais que ce fut laborieux ! D'abord Gasquet a frôlé la défaite en trois manches contre Florian Mayer, avant de sortir la tête de l'eau et de s'imposer en cinq sets et plus de 3h30 de jeu, bien aidé il est vrai par les crampes de son adversaires (4-6, 4-6, 7-5, 6-3, 6-3). Monfils, lui, a mis quasiment autant de temps (3h) pour se défaire de Philipp Kohlscreiber, mais en trois manches cette fois-ci (7-6, 7-6, 6-4), témoignage d'une rencontre accrochée. Gasquet: "A 6-4 6-4 5-4 pour Mayer, j'étais mal" Crispé par l'enjeu et par l'envie de bien faire, Gasquet est passé à quatre points d'une défaite qui lui aurait sans doute refermé les portes d'une éventuelle nouvelle sélection. Mais les conseils de Guy Forget, le capitaine, l'ont aidé à sortir de sa torpeur. "Je n'étais pas au top ! A 6-4 6-4 5-4 pour Mayer, j'étais mal. Guy m'a dit sur la chaise: "Tu gagnes ce set et tu peux gagner le match." Je lui ai dit: "Oui." Je n'étais pas très bien. J'ai eu la chance de faire un beau jeu. Cela m'a fait du bien de gagner ce troisième set", a raconté le n°2 français après la rencontre. En cas de défaite de Gasquet, que Forget voulait absolument relancer dans le groupe France, le capitaine se serait à coup sûr tourné vers Jo-Wilfried Tsonga pour le simple de dimanche, le Manceau étant en pleine confiance après se demi-finales à Wimbledon. Peut-être que Tsonga jouera dans deux jours, mais pour une rencontre sans enjeu si le double tricolore parvient à terminer l'affaire samedi. Monfils a galéré, mais il a obtenu ce qu'il cherchait, à savoir une victoire pour placer les Bleus en position idéale et pour effacer sa dernière apparition dans la compétition (défaite cinglante contre Djokovic en finale de l'édition 2010). En trois manches, le Parisien a résolu le problème Kohlschreiber sur lequel il avait buté en demie de Halle il y a trois semaines. Attentiste mais bien en jambes, le 7e joueur mondial n'a pas eu à forcer son talent, se contentant de coups d'accélérateur dans les deux jeux décisifs et au milieu de la troisième manche pour faire la différence. Tant mieux pour le résultat, tant pis pour la manière.