Arbitrage : comment lutter contre la crise des vocations ?

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Arbitrage : comment lutter contre la crise des vocations ?
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Le nombre d’arbitres baisse de façon inquiétante en France. Et c’est un gros problème.

Ce week-end vient clore les journées de l'arbitrage, une semaine de sensibilisation au métier d'arbitre à l'initiative des fédérations sportives et du ministère des Sports. L'idée est assez simple : donner envie d'arbitrer, en tennis, en foot, en rugby, etc. Car derrière cette campagne de com' se cache une réalité préoccupante : la baisse continue du nombre d'arbitres en France. Face à la crise de vocation, les pouvoirs publics ont décidé d'agir.

"Ce texte permettra aux arbitres d’avoir un véritable statut". Au début des années 2000, on comptait plus de 210.000 arbitres en France, toutes disciplines confondues. Aujourd'hui, ils sont 153.000, soit une baisse de 27%. Il faut dire que la plupart des arbitres sont aujourd'hui bénévoles. Pas de quoi susciter des vocations...

Et c'est bien pour sauver la discipline qu'une proposition de loi est en ce moment étudiée par les parlementaires, explique Thierry Braillard, secrétaire d'Etat aux Sports, au micro d’Europe 1 : "ce texte permettra aux arbitres d’avoir un véritable statut. Chacune des fédérations se devra d’engager des arbitres par la voie de contrat de travail, dans des conditions qui soient bien meilleures que celles qu’ils ont pu connaitre avant".

"Les jeunes arbitres pourront rêver de devenir pro". Cette loi, Julie Bonaventura, arbitre de handball, l'attend avec impatience. Elle a participé aux Jeux olympiques, officie en championnat de France masculin, mais toujours de façon bénévole. Alors cette loi, c'est un bon signal, pour elle, mais surtout pour créer des vocations : "la première question des jeunes arbitres, c’est ‘combien on gagne en tant qu’arbitre ?’. On leur répond que s’ils font ça pour l’argent, ce n’est pas une bonne chose. Une possibilité de devenir arbitre professionnel pourrait favoriser une carrière. Comme pour les jeune joueurs qui rêvent de devenir professionnels, les jeunes arbitres pourront rêver de devenir pro, eux aussi".

Et puis pour la plupart des sports - de la gym, à la boxe en passant par le basket -, impossible de jouer sans arbitre, même à petit niveau. Relancer l'arbitrage c'est donc un moyen de redynamiser l’ensemble du sport amateur.