Affaire de la sextape : "Benzema m'a manqué de respect", selon Valbuena

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Affaire de la sextape : "Benzema m'a manqué de respect", selon Valbuena
@ AFP
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SA VÉRITÉ - L'international tricolore Mathieu Valbuena sort de son silence pour la première fois depuis le début de l'affaire de la sextape.  

Mis en examen le 5 novembre denier pour "complicité de tentative de chantage et participation à une association de malfaiteurs" dans l'affaire du chantage à la sextape, Karim Benzema n'a pas été appelé en équipe de France pour le match France-Allemagne, le 13 novembre dernier. Tout comme Mathieu Valbuena, victime dans cette affaire. Pour la première fois depuis le début des révélations, le milieu de terrain de l'Olympique Lyonnais a choisir de s'exprimer. "Karim m'a manqué de respect. Même à mon pire ennemi, je ne ferais pas ça…", a-t-il confié au journal Le Monde

Benzema aurait été très insistant. Mathieu Valbuena accuse son coéquipier des Bleus Karim Benzema de l'avoir "indirectement" incité à payer ses maîtres chanteurs dans l'affaire de la sextape. "Inciter, ça veut dire : 'Il va falloir que tu payes'. Indirectement", répond Valbuena au journaliste qui lui demande si Benzema ne l'a pas simplement incité à voir les maîtres chanteurs, sans faire réellement pression sur lui.

Ce n'est pas de ma faute si Karim s'est mis là-dedans...

Le contenu de la fameuse discussion à Clairefontaine. Depuis le début de l'affaire, on savait que les deux joueurs s'étaient parlés lors d'un stage à Clairefontaine. Vendredi dans les colonnes du Monde, Mathieu Valbuena en révèle le contenu. "J’ai dit à Karim : "T’as vu, Djibril, il a eu la même chose, en 2008". Et il m’a répondu : "Et alors, il a payé ?" Je lui ai dit : "Ben ouais, il a payé". Lui : "Et c’est sorti ?" Je lui ai dit : "Ben non". Après, il m’a répété plusieurs fois que j’avais affaire à "des gros voyous". Il m’a dit : "C’est quand même chaud, la vidéo. Je sais que moi, la famille et tout… Faut être costaud". Bon, il m’a dit aussi : "Si tu veux pas, laisse-les filer, y a pas de souci. Après, je peux te présenter mon ami…" On en revient toujours à ça. Je suis plus que déçu. Je me dis que c’est un manque de respect, tout simplement. Tu ne peux pas avoir un comportement comme ça avec quiconque. A la fin, au moment de partir, Karim m’a dit : "Je fais quoi ? Je donne ton numéro ? Je te donne son numéro ?"

Benzema

Benzema a rappelé Valbuena après le début des révélations. Mathieu Valbuena n'a pas choisi de donner suite. Mais le nom de Benzema va sortir dans la presse. Ce dernier rappelle donc Valbuena. "Pas avec son téléphone et pas sur le mien mais sur celui d’un membre du staff de Lyon, raconte Valbuena. Il me dit : "Mat, mon nom est sorti, c’est quoi ce bordel, je ne peux pas être dans des affaires comme ça…" Je lui réponds : "Karim, écoute, y a rien de spécial, t’as rien fait, y a pas de souci". Mais au fond de moi, je me dis que c’est quand même bizarre qu’il ait voulu me faire rencontrer cette personne-là. Après il me dit : "Il va falloir faire un démenti, c’est chaud, ça va prendre des proportions de fou, moi j’ai une fille et tout". Je lui réponds : "Karim, ça ne vient pas de moi. En bon citoyen, j’ai juste porté plainte. Après, j’y peux rien si dans les écoutes téléphoniques il y a ton nom qui ressort à plusieurs reprises". 

"Ses propos témoignent d’un manque de respect. Moi, je respecte tout le monde, mais là, j’ai l’impression de me faire prendre pour un con…", poursuit Mathieu Valbuena. "Ce n'est pas de ma faute si Karim s'est mis là-dedans [...] A un moment, je ne peux pas défendre l’indéfendable. Même à mon pire ennemi, je ne ferais pas ça", conclut-il.

Nasri aurait-il proposé ses services ?

D'après les informations du journal du soir, Samir Nasri s’était proposé pour jouer les intermédiaires à la place de Benzema. "Oui, pfff", répond Valbuena. "Après, c’est quelqu’un qui n’est plus en sélection. Mes relations ont toujours été difficiles avec Nasri. Maintenant, plus rien ne me surprend. Quand tu es dans une histoire de racket et que tu trouves ces noms-là, c’est presque comme si tu étais chez les fous".