5 choses à savoir sur la nouvelle saison du Top 14

  • A
  • A
5 choses à savoir sur la nouvelle saison du Top 14
Carter et Lauret amèneront-ils le Racing 92 vers un second titre consécutif ?@ THIERRY ZOCCOLAN / AFP
Partagez sur :

Le Top 14 reprend samedi soir. Calendrier, clubs à suivre, nouvelles règles… Europe 1 vous propose de faire le tour de cette saison 2016-2017. 

Ce week-end, le Top 14 remet le couvert avec six rencontres au programme dès samedi soir. Tout en jonglant avec les compétitions européennes et les sélections en équipe nationale des meilleurs joueurs français, les clubs vont tous combattre, au mieux pour le bouclier de Brennus, à défaut pour une place dans le top 6, synonyme de qualification pour la Coupe d'Europe. Pour d'autres, il s'agira d'assurer un maintien. Alors que le Racing 92, champion en titre, tentera de réitérer un exploit, de nombreux autres voudront aussi fouler la pelouse du Stade de France en juin pour s'y imposer. Europe 1 vous propose un tour d'horizon de ce championnat 2016-2017.

#Le calendrier en un coup d’œil

  • Fini les matches le vendredi

La Ligue nationale de rugby (LNR) a décidé de faire sauter les matches du vendredi soir. Désormais, six affiches seront programmées le samedi et une le dimanche à 16h15. Une rencontre du samedi pourra cependant être transférée le dimanche à 13h30. 

  • Allers et retours

Les premiers matches auront lieu samedi soir à 20h45 avec déjà deux beaux affrontements : Bordeaux-Bègles/Racing 92 et Toulouse/Montpellier. Les matches retours débuteront, eux, fin décembre. Pas de répit pendant les fêtes puisqu'une partie des joueurs devront aussi chausser les crampons le jour de Noël et du Nouvel An.

  • Les phases finales

Les barrages entre les clubs ayant fini aux 3e, 4e, 5e et 6e places se dérouleront les 19, 20 et 21 mai. Les vainqueurs rejoindront en demi-finales les deux premiers du classement à Marseille le week-end du 27 et 28 mai. Enfin, le combat final pour le bouclier se déroulera au Stade de France le dimanche 4 juin.

  • Et pour suivre les rencontres ?

Rendez-vous sur Canal+ Sport le samedi et sur Canal+ le dimanche pour suivre en direct les matches. Et ce week-end à l'occasion de la première journée, un dispositif spécial va être mis en place : un multiplex pour suivre les six rencontres du samedi soir.

#De nouvelles règles à respecter pour les clubs

Les clubs vont devoir se plier à de nouvelles règles figurant dans un accord signé en juillet entre la Ligue nationale de rugby et la Fédération française de rugby. Les joueurs internationaux sélectionnés par Guy Novès pour les trois matches amicaux prévus en novembre devront être libérés deux semaines avant. Et pendant le Tournoi des 6 Nations, les 30 joueurs de la liste "élite" devront être mis à disposition du XV de France pendant huit semaines consécutives. En outre, le sélectionneur aura le droit de les convoquer pour deux stages de trois jours, en septembre, puis, au cours de le saison. Au total, les Bleus ne seront indisponibles pour le Top 14 pendant 120 jours, soit 28 de plus qu'avec le dispositif des dernières saisons.

THOMAS SAMSON / AFP

Maestri et Bézy, membres de la liste "élite" manqueront plusieurs matches du Stade Toulousain. THOMAS SAMSON / AFP


Si les clubs recevront en échange une indemnité financière et auront le droit de recruter un joueur de plus pour deux internationaux absents, plusieurs présidents estiment scandaleux cet accord. Le Racing 92, le Stade Toulousain, le RCT, le Stade français ou encore l'ASM, qui comptent de nombreux Bleus dans leurs rangs, vont devoir compter sur leurs bancs pour faire face à ces absences. 

#Les clubs à suivre

  • Le favori, le Racing 92

Honneur au couronné de 2016 qui a tous les arguments pour réitérer un exploit en 2017. Ces deux matches amicaux remportés en août face à Toulouse et le promu Bayonne a démontré que la dernière saison, pourtant très chargée entre Top 14 et Coupe d'Europe, ont démontré qu'ils restaient au meilleur de leur forme. Et si l'effectif a été peu remanié, c'est qu'il a tout ce qu'il faut pour briller encore : Dan Carter bien sûr mais aussi le talonneur et capitaine, Dimitri Szarzewski, l'increvable néo-zélandais Chris Masoe ou encore le springbock Johannes Goosen. De quoi faire face aux absences des nombreux joueurs ciel et blanc qui seront appelés dans le XV de France (Ben Arous, Chat, Lauret, Le Roux et Machenaud) et peut-être de quoi balayer les autres favoris au titre. Dans les abonnés aux premières places du Top 14, les Franciliens devront ainsi se méfier de Toulon et de l'ASM.

  • Le prétendant (très très sérieux), Montpellier

Grace à son nouvel entraîneur, Jake White, qui a ramené dans son sillage de surpuissants joueurs sud-africains, le Montpellier Hérault Rugby a déjà fait très peur la dernière saison. Sans doute éreintés par une saison chargée et un titre en Challenge Cup, les Montpelliérains n'avaient été arrêtés qu'en demi-finale par le RCT. Pour le prochain exercice, l'effectif a été encore renforcé avec les arrivées du Racingman Dumoulin et du puissant Fidjien Nemani Nadolo. De quoi poursuivre sa montée en puissance, peut-être jusqu'à la victoire au Stade de France en juin prochain. Mais il lui faudra jouer des coudes face à d'autres en attente d'un titre comme le Stade Toulousain qui voudra oublier sa dernière saison morose, Bordeaux-Bègles ou encore Castres.

NICOLAS TUCAT / AFP

Montpellier. NICOLAS TUCAT / AFP


  • Le petit poucet qui veut devenir grand, Brive 

La modeste cité corrézienne, malgré un petit budget, crée la surprise depuis maintenant trois saisons. Monté en Top 14 en 2013, le Club Athlétique Brive Corrèze Limousin (CAB) a réussi depuis le maintien. La saison dernière, mené par son canonnier Gaëtan Germain (13 points en moyenne par match), il a même figuré dans le top 6 pendant les premiers mois, avant de finir à une honnête 8e place. Quasiment imbattable à domicile, il devra cependant apprendre à s'imposer sur les pelouses ennemies. Et aussi faire face aux autre clubs désireux d'arracher un ticket pour les phases finales : La Rochelle ou encore le Stade Français qui espère retrouver du poil de la bête après la saison catastrophique qu'il vient de vivre.

#Les principaux transferts et les nouvelles têtes

  • Un Black à La Rochelle

Carter au Racing, Nonu à Toulon, Smith et Slade à Pau... l'année dernière avait vu l'arrivée dans le championnat français de plusieurs stars internationales. Mais pour cette rentrée 2016, c'est beaucoup plus calme. À noter cependant l'arrivée à La Rochelle du prodige néo-zélandais Victor Vito, double champion du monde 2007 et 2011. Et au Racing, le retour d'Ali Williams, 37 ans, un autre Black, qui après quelques années à la retraite, a accepté de signer pour Colombes. Enfin, le Japonais Ayumu Goromaru, star du XV du Japon à la dernière Coupe du monde, pose ses valises dans la rade de Toulon. 

vito 1280 ADRIAN DENNIS / AFP

Victor Vito. ADRIAN DENNIS / AFP


  • Trinh-Duc au RCT

Le gros transfert, mais aussi sûrement le plus étonnant, c'est le Bleu François Trinh-Duc, qui après 12 années passées à Montpellier, a décidé de rejoindre le RCT. Le demi d'ouverture devra cependant se battre pour se faire une place pour un poste déjà bien occupé. Vincent Clerc, ailier historique du Stade Toulousain, rejoindra aussi la rade. L'autre surprise, c'est l'arrivée de Brock James à La Rochelle, après 10 années de fidélité à l'ASM où il avait grandement contribué à l'acquisition du bouclier en 2010. Un autre international, Alexandre Dumoulin, quitte, lui, le Racing pour Montpellier. 

#Les deux petits nouveaux, Lyon et Bayonne

  • Les dents longues du LOU 

Comme chaque saison, les deux derniers du Top 14 descendent en Pro D2 et les deux premiers de cette 2e division gagnent leur ticket pour la cour des grands. En l’occurrence, Lyon et Bayonne cette année. Et celui qui semble le mieux armé est le LOU. Lyon, un an après sa relégation, a décidé cette fois-ci de solidifier sa montée en recrutant en masse. Avec un budget de près de 21 millions d'euros qui en fait un des clubs les plus riches de France, il a pu faire venir Michalak de Toulon, l'Australien Mike Harris et le Toulonnais Delon Armitage. 

  • L'Aviron vise un modeste maintien

L’Aviron Bayonnais, lui, après aussi une seule année passée en Pro D2, a un effectif plus fragile et a déjà expliqué viser modestement le maintien pour la saison à venir. Avec un budget situé dans les 15 millions d'euros, il va devoir quand même s'étoffer pour atteindre au moins la 12e place et éviter la relégation.