Youssouf Fofana continue de jouer la provocation

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Youssouf Fofana continue de jouer la provocation
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Au second jour d'audience, Youssouf Fofana a renouvelé ses provocations devant la cour d'assises des mineurs de Paris, qui le juge avec ses complices présumés du "gang des barbares" pour le meurtre d'Ilan Halimi en 2006. Jeudi, il a menacé de mort les jurés.

Youssouf Fofana a profité jeudi du moment où la présidente de la cour d'assises Nadia Ajjan lui a donné la parole pour menacer de mort de mort les jurés. Il a dit vouloir mettre leur photo sur internet pour mettre leur tête à prix. En l'absence des avocats de Youssouf Fofana, la présidente a décidé de reporter l'interrogatoire de l'accusé, tandis que les avocats des parties civiles ont quitté leur banc en signe de protestation. "C'est inadmissible! Voilà pourquoi nous sommes partis", a lancé devant la presse Me Francis Szpiner, l'avocat de la famille d'Ilan Halimi. "Il est évident que nous ne pouvons pas accepter ce qui est en train de se passer (...) Nous allons réfléchir sur le fait de savoir si nous entendons participer ou pas à ce procès", a-t-il ajouté.

A l'ouverture du procès mercredi, celui qui est considéré comme le cerveau du "gang des barbares" avait lancé "Allah est grand", le poing levé vers le ciel. Interrogé par la présidente sur sa date de naissance, il avait répondu : "Le 13 février 2006, à Sainte-Geneviève-des-Bois", soit la date et le lieu auxquels Ilan Halimi a été retrouvé agonisant avant de mourir pendant son transfert à l'hôpital. Pour nom, il avait choisi : "Arabs - Africaine barbare armée révolte salafiste." La présidente s'était contenté de lui signaler que ce n'était pas ce qui figurait sur ses documents.

Le procès, qui se déroule à huis clos en raison de l'implication de mineurs au moment des faits, est prévu jusqu'au 10 juillet. 27 personnes sont accusées dans ce dossier.