Whirlpool Amiens : des salariés bloquent partiellement l'usine

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Whirlpool Amiens : des salariés bloquent partiellement l'usine
@ FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
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Déçus de n'avoir eu aucun contact avec la direction, les salariés poursuivent leur grève. Emmanuel Macron devrait quant à lui venir à Amiens, sa ville d'origine, dans la semaine.

Une soixantaine de salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens, dans la Somme, bloquent depuis lundi matin l'entrée poids lourd du site, promis à la fermeture, en organisant un piquet de grève.

Date symbolique. Cette action est également symbolique par sa date, trois mois après la décision annoncée du groupe électroménager de délocaliser la production en Pologne et de fermer l'usine de sèche-linges en juin 2018, dans une Picardie déjà frappée par de nombreuses fermetures de sites industriels. "Voilà trois mois jour pour jour que les négociations du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) ont débuté et, depuis, que du blabla... C'est pourquoi nous sommes là aujourd'hui. Depuis la manifestation à La Défense (le 18 avril, ndlr.) nous n'avons eu aucun contact avec la direction", a expliqué Frédéric Chanterelle, délégué CFDT.

Macron devrait se déplacer cette semaine. Le gouvernement planche sur une éventuelle reprise du site employant 290 salariés, auxquels s'ajoutent 250 intérimaires employés quasiment en permanence et une centaine de salariés du sous-traitant Prima. Emmanuel Macron, candidat d'En Marche! à la présidentielle et qualifié pour le second tour, a promis la semaine dernière qu'il rendrait visite "entre les deux tours" aux salariés de l'usine Whirlpool. "J'ai eu au téléphone un de ses représentants qui m'a dit qu'il voulait venir cette semaine. Je ne sais pas quel accueil les salariés lui réserveront car ça fait trois qu'on lui demande de nous soutenir", a déclaré Frédéric Chanterelle.

Ce dernier a précisé que les salariés seront reçus vendredi à la préfecture dans le cadre de la commission de suivi "pour évoquer les pistes de reprise". Les blocages pourraient se poursuivre d'ici là. Des salariés bloquaient les entrées et sorties des poids lourds à l'aide de pneus et palettes en feu. Mais ils n'empêchaient pas leurs collègues d'accéder au site afin que ces derniers "ne perdent pas une journée de salaire".