Week-end de formation pour le comité citoyen des Etats généraux de la bioéthique : "Ils vont beaucoup bosser !"

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Week-end de formation pour le comité citoyen des Etats généraux de la bioéthique : "Ils vont beaucoup bosser !"
@ NOEL CELIS / AFP
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Les Etats généraux de la bioéthique ont été lancés il y a trois semaines et devraient durer jusqu'en juillet prochain. 

Six mois de débats à travers la France pour évoquer des sujets brûlants comme la fin de vie, l'ouverture de la PMA aux femmes en couple ou célibataires ou encore la recherche sur l'embryon. Dans ce processus de discussion, encadré par la loi, intervient un "comité citoyen", représentatif de la population française qui a aussi son mot à dire. Il est installé ce week-end.

"Ils vont beaucoup bosser !" Quelque 20 personnes venues de la France entière, homme et femme, jeunes et vieux vont faire connaissance samedi matin. Ils se retrouveront cinq weekends d'ici cet été pour parler cellules souches, recherche sur l'embryon, don d'organes ou génomique. Alors comme aucun n'est spécialiste de bioéthique, la première chose, c'est de les former. Et c'est sur les bancs de l'école qu'ils vont passer ce premier weekend, concocté par le président du comité d'éthique, le professeur Jean-François Delfraissy : "c’est un weekend de formation. Il y aura une présentation par des experts, rapides, de chacun des grands thèmes et des enjeux éthiques qui se posent. Et ils pourront poser toutes les questions qu’ils souhaiteront. On abordera les neurosciences, procréation et société (la PMA et la GPA) et puis la fin de vie. Ils vont beaucoup bosser !"

Une fois armés, ils auront ensuite deux missions. Premièrement : juger si les Etats généraux se passent bien, si les discussions sont productives. Pour cela, ils assisteront aux débats dans les régions, à la centaine d'auditions prévues à Paris par le comité d'éthique. Ensuite, ils pourront choisir un sujet ou deux, lever l'anonymat du don de gamètes ou mères porteuses, auditionner les pour et les  contre. Et en juillet, proposer au gouvernement de légiférer sur le sujet