Visite surprise d'une trentaine de prisons par des députés

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Visite surprise d'une trentaine de prisons par des députés
La prison du Bois-d'Arcy dans les Yvelines fait partie des prisons visitées lundi par les députés. @ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Ces députés, de tous bords politiques, débattront ensuite de ce qu'ils auront vu sur place le 14 novembre avec la Contrôleure générale des prisons. 

Une trentaine de prisons vont être contrôlées simultanément et de manière inopinée lundi par des députés sur tout le territoire, a annoncé la présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet (LREM) à l'origine de cette initiative inédite.

Jusque dans les DOM. Ces députés, de tous bords politiques, vont exercer leur droit de se rendre dans des centres pénitentiaires et des maisons d'arrêt, le plus souvent dans leur circonscription ou département d'élection, depuis Douai dans le Nord jusqu'à Bayonne dans les Pyrénées-Atlantiques, ainsi qu'à Saint-Denis de La Réunion. Fresnes dans le Val-de-Marne, Marseille-les-Baumettes ou Bordeaux-Gradignan font ainsi partie des établissements visités.

Une démarche "emblématique". "Notre démarche se veut emblématique d'une volonté nouvelle d'aborder les politiques publiques sur la base de contrôles exercés sur le terrain", explique Yaël Braun-Pivet qui visitera dans la matinée la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy dans les Yvelines. La France "est trop souvent montrée du doigt" du fait de "la misère, de la promiscuité et de la dureté de la vie carcérale", rappelle-t-elle. "Les chiffres font état d'une situation très dégradée dans les prisons, surpeuplées et souvent vétustes. Le personnel pénitentiaire, en nombre insuffisant, est confronté à des conditions de travail particulièrement difficiles", juge-t-elle.

Un débat en commission mercredi. Les députés débattront de ce qu'ils auront constaté sur place mercredi en commission, puis le 14 novembre avec la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan. L'objectif est aussi de nourrir "les chantiers de la justice", initiés par la ministre Nicole Belloubet, principalement celui qui concerne "le sens et l'efficacité de la peine".