Violences policières à Aulnay : plusieurs centaines de manifestants à Paris

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Violences policières à Aulnay : plusieurs centaines de manifestants à Paris
Plusieurs centaines de personnes manifestaient dans une ambiance tendue mardi soir dans l'est de Paris, pour apporter leur soutien au jeune Théo.@ AFP
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"Théo, Adama: pas de justice, pas de paix", ont scandé mardi des centaines de manifestants qui ont défilé dans une ambiance tendue, pour apporter leur soutien au jeune Théo.

Plusieurs centaines de personnes manifestaient dans une ambiance tendue mardi soir dans l'est de Paris, pour apporter leur soutien au jeune Théo, victime d'un viol présumé lors d'une arrestation brutale à Aulnay-sous-Bois.

"Police, violeurs, assassins". Encerclés par des dizaines de policiers casqués, les manifestants de tous les âges, et dont certains étaient cagoulés, ont scandé dans le quartier de Ménilmontant: "Théo, Adama : pas de justice, pas de paix". Les manifestants, qui s'étaient donné rendez-vous sur les réseaux sociaux, faisaient ainsi allusion à Adama Traoré, un jeune homme noir mort lors d'une interpellation cet été à Beaumont-sur-Oise, dans le Val-d'Oise.

"Police, violeurs, assassins", "tout le monde déteste les violeurs", a chanté la foule en frappant dans ses mains. Certains brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "Police égal violeur" ou "protect and serve... My ass!". "On veut que les policiers soient condamnés à la mesure de leur acte, pas avec du sursis", a déclaré Myriam, 36 ans, venue manifester pour "dénoncer les violences policières" qu'elle estime être "toujours à l'endroit des mêmes personnes: les jeunes des quartiers". Un souhait partagé par Martine, 64 ans, qui réclame "de la prison ferme et une interdiction d'exercer" pour les policiers mis en examen dans cette affaire.

Tension.Théo, 22 ans, toujours hospitalisé en raison de graves blessures dans la zone rectale, s'est vu prescrire 60 jours d'incapacité totale de travail (ITT). Dimanche, quatre policiers ont été mis en examen pour violences volontaires en réunion, et l'un d'entre eux est également accusé de viol. Ils ont tous été suspendus par une décision du ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux.

La tension reste forte dans cette cité de Seine-Saint-Denis et les incidents se sont multipliés ces trois dernières nuits, malgré les appels au calme de la famille de la victime.