Villiers-le-Bel : non-lieu requis pour les policiers

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Villiers-le-Bel : non-lieu requis pour les policiers
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Les policiers dont la voiture était entrée en collision avec une mini-moto ne devraient pas être poursuivis en justice, selon RTL.

Le parquet de Pontoise a requis, mi-septembre, un non-lieu pour les deux policiers mis en cause dans l'affaire de Villiers-le-Bel, selon des informations révélées lundi matin par RTL. Dans son réquisitoire, la procureure exonère les policiers de toute responsabilité dans l'accident. Elle liste en revanche les fautes commises par les deux ados : défaut de port de casque, mini-moto non homologuée, vitesse excessive de 66 km/h, etc. Pour le ministère public, la collision résulte de la responsabilité exclusive des deux adolescents. C'est maintenant au juge d'instruction de décider s'il rend une ordonnance de non lieu.

Une version toujours contestée par les familles des victimes. Lors de l'instruction, une expertise avait mis en évidence que les deux policiers avaient menti sur la vitesse de leur véhicule qui aurait été de 64 km/h au lieu de 50 km/h, sans gyrophare. Les proches des victimes entendent contester le réquisitoire devant la cour d'appel de Versailles, selon des informations recueillies par RTL.

Le 25 novembre 2007, Mouhsin et Larami, installés sur une mini-moto, heurtaient une voiture de police dans une petite rue de Villiers-le-Bel. Ils étaient tués sur le coup. Leur mort avait été le point de départ de deux jours de violences dans cette ville du Val d'Oise. Une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu, des bâtiments publics et des commerces avaient été détruits. Le procès en appel pour jets de pierre contre les forces de l'ordre en réunion avec guet-apens doit d’ailleurs se dérouler à la fin du mois à Versailles.