Vidéo : Hortefeux convoqué au tribunal

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Vidéo : Hortefeux convoqué au tribunal
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Le Mrap a déposé plainte pour "injures raciales" après les propos du ministre de l’Intérieur à l’encontre d’un militant UMP.

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a reçu, mardi, une citation directe à comparaître devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, pour "injures raciales", à la requête du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (Mrap).

Cette citation à comparaître porte sur les propos tenus par Brice Hortefeux lors de l'université d'été de l'UMP à Seignosse, dans les Landes, à un jeune militant d'origine arabe prénommé Amine. "Quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes", affirmait notamment le ministre, dans une vidéo qui a été largement diffusée sur le net.

Pour le Mrap, ce proche de Nicolas Sarkozy a tenu des propos "profondément humiliants et attentatoires à la dignité et la considération des personnes d'origine arabe". L'association estime que le ministre a "exclu les personnes d'origine arabe du pacte social et du 'vivre-ensemble', considérant que lorsqu'il 'y en a beaucoup', elles posaient 'problème".

"Cette procédure [est] totalement automatique", répond le ministère de l’Intérieur, qui soulignant que le mode d’action choisi par le Mrap entraîne "directement, c'est à dire sans aucune décision judiciaire d'aucune sorte, une convocation devant la juridiction saisie". Elle "ne préjuge naturellement en rien de la suite susceptible d'y être donnée par l'autorité judiciaire", conclut l'Intérieur.

Par ailleurs, Amine Benalia-Brouch, le jeune militant UMP, avait confirmé lundi soir, avoir déposé plainte auprès du parquet de Dax, "pour insultes et injures à connotations raciales, incitation à la haine raciale et menaces de mort". Une action "destinée à montrer que l'on ne peut pas faire n'importe quoi sur internet", selon son avocat.