Vélib' nouvelle formule : augmentation des tarifs "très probable"

  • A
  • A
Vélib' nouvelle formule : augmentation des tarifs "très probable"
L'entreprise qui a remporté le marché parisien des vélos en libre-service a annoncé mercredi la mise en place d'une nouvelle formule "plus riche" et "plus large" au 1er janvier 2018.@ ERIC FEFERBERG / AFP
Partagez sur :

L'entreprise qui a remporté le marché parisien des vélos en libre-service a annoncé mercredi la mise en place d'une nouvelle formule "plus riche" et "plus large" au 1er janvier 2018.

Il est "très probable" que les tarifs des Vélib' augmentent avec la mise en place au 1er janvier 2018 de leur nouvelle formule, plus riche et plus large, a estimé mercredi le vainqueur du marché des vélos en libre-service de l'agglomération parisienne.

"Il est très probable que la tarification augmente, et à titre personnel ça me semble tout à fait normal", a déclaré Laurent Mercat, PDG de l'entreprise Smoove qui a remporté au sein du consortium Smoovengo ce marché pour une durée de 15 ans.

Laurent Mercat s'exprimait lors d'une conférence de presse levant davantage le voile sur les prestations de ce Vélib' nouvelle formule, un mois après que le syndicat mixte Autolib' et Vélib' Métropole eut officialisé avoir retenu Smoovengo aux dépens du sortant JCDecaux. Les autres partenaires de Smoovengo sont le groupe de services automobiles Mobivia (Norauto, Midas), l'Espagnol Moventia et les parkings Indigo.

29 euros par an pour l'abonnement classique. Ce sera au syndicat mixte, qui regroupe Paris et une centaine de communes partenaires, de fixer les tarifs du nouveau service, a souligné pour sa part sa présidente Marie-Pierre de la Gontrie, lors de la même intervention. Un vote est prévu à l'automne. Mais elle a reconnu que le prix de l'abonnement "Vélib' Classique", qui est de 29 euros par an pour un nombre illimité de trajets avec la gratuité des 30 premières minutes de chaque trajet, "n'a pas grand chose à voir avec le réel" des équilibres économiques, même si les frais acquittés par les usagers (quelque 300.000) ne couvrent que 40% du budget de fonctionnement du système, le solde revenant aux collectivités.

"C'est un service public". Néanmoins, "nous n'avons aucune envie d'augmenter le tarif de manière importante, c'est un service public, on est très attachés au succès de Vélib', et quel serait notre intérêt de perdre des abonnés ? Tout cela milite pour que nous ayons un tarif vélo mécanique qui soit très peu coûteux", a-t-elle assuré. En outre, les abonnements longue durée actuels seront honorés jusqu'à leur terme aux mêmes conditions, mais les cautions et autorisations de prélèvement devront être réeffectués avec le nouvel opérateur.

Des nouveaux vélos plus légers et connectés. Si les nouveaux deux-roues n'ont pas été présentés mercredi, Smoove a confirmé qu'ils seraient plus légers que les actuels et connectés via smartphone, ce dernier pouvant même être rechargé sur prise USB dans le cas des Vélib' à assistance électrique qui représenteront quelque 30% du parc. Avec un système antivol présenté comme plus solide, Smoove pense limiter le vandalisme à 15% par an, selon Laurent Mercat.

Le référé JCDecaux rejeté. Sur l'autre volet sensible de cette transition, le devenir des 315 salariés de Cyclocity, filiale de JCDecaux, Yann Marteil, directeur général délégué de Mobivia, a assuré mercredi que l'"on ne prévoit pas de fonctionner avec moins de gens" dans le nouveau service. Le tribunal administratif de Paris a confirmé le 4 mai l'attribution du marché des Vélib' à Smoovengo, rejetant un recours en référé de JCDecaux. Mais l'entreprise a immédiatement riposté en indiquant qu'elle allait "saisir le Conseil d'État".