Veil : les emplois fictifs, une "scorie"

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Veil : les emplois fictifs, une "scorie"
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L’avocat de Jacques Chirac, maître Jean Veil, interrogé vendredi sur Europe 1, s’est employé à minimiser les fautes de son client.

Quelques heures après l’annonce vendredi du renvoi de Jacques Chirac en correctionnelle, dans l’affaire des emplois présumés fictifs des chargés de mission de la Ville de Paris, la défense de l’ancien président de la République s’organise. Jean Veil, l’avocat de l’ancien maire de la capitale -entre 1977 et 1995- a minimisé vendredi sur Europe 1 les charges qui pèsent sur son client.

"Vingt-et un emplois fictifs sur 40 00 agents de la mairie de Paris, cela me semble être une scorie", a souligné l’avocat. "Or la police a fait un travail de fourmi, sous l’égide des juges, pour fouiller tout le dossier, avec une agressivité incroyable. On a vérifié 481 emplois, et 240 chargés de mission ont été interrogés. Qu’est-ce qui reste ? 21 emplois sur 18 ans."

Maître Jean Veil a ensuite évoqué le volet concernant Alain Blondel, l’ancien président de Force ouvrière (FO), qui a profité d’un chauffeur aux frais de la mairie de Paris. "Dans ce dossier, il se trouve que M. Blondel a décidé que son syndicat devait rembourser la mairie de Paris. Au lieu que le juge trouve que c’était un repentir actif, elle a considéré que c’était la preuve de l’aveu. Je trouve ça extravagant. Il faut savoir ce qu’on veut. Je ne suis pas choqué et je ne trouve pas que ce soit un détournement de fonds publics que de payer le chauffeur de M. Blondel."

Regardez l’intégralité de l’interview de Jean Veil sur Europe 1 :

Un peu plus tôt dans la journée, Jean Veil avait évoqué sur France 3 la possibilité que Jacques Chirac ne se présente pas au procès pour éviter l’humiliation d’une comparution. L’avocat n’a pas confirmé cette hypothèse : "C’est le fait que son nom soit prononcé dans une enceinte judiciaire en tant que prévenu qui pose problème, ce n’est pas sa présence ou son absence."

Quant à l’argument d’un Jacques Chirac trop âgé pour être jugé, Jean Veil l’a balayé d’une pirouette : "Je ne pense pas que 77 ans, ce soit trop âgé. On n’a plus le droit de lire Tintin, mais pour le reste, tout fonctionne."

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