Valérie Pécresse sur les inondations : "Nous devons apprendre de cette crise"

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La présidente de la région Île-de-France va débloquer un fond d'urgence d'un million d'euros pour faire face aux dégâts causés par les intempéries.

INTERVIEW

La vigilance reste de mise. Si, a priori, le pire est passé quant au niveau de la Seine, avec un pic atteint à 6,10 m dans la nuit de vendredi à samedi, "tous les scénarios sont envisagés" par la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, samedi matin sur Europe 1. "Tout le monde fait en sorte que cela se passe bien. Malheureusement, ça va durer."

"l'Etat a été défaillant". Durer... parce que l'électricité ne sera pas rétablie immédiatement, que des maisons ne seront pas réhabilitables tout de suite. Des situations parfois difficiles à entendre. "C'est là que la région sera aux côtés des habitants. C'est un événement exceptionnel, c'est normal qu'il y ait un peu de désorganisation. En revanche, il y a plusieurs choses qu'il faut que l'on apprenne de cette crise : il faut des bassins de rétention d'eau plus importants pour les affluents de la Seine. Il faut aussi aider les agriculteurs, les parcs naturels régionaux, tous ceux qui entretiennent les zones humides à avoir plus de pouvoir. C'est de la responsabilité de l'Etat, il a été défaillant dans plusieurs endroits."

Un fond d'urgence d'un million d'euros. Une somme d'un million d'euros devrait être débloquée (le vote devrait avoir lieu le 15 juin) pour réhabiliter le matériel public endommagé (dans les lycées, matériel agricole, etc.) par les intempéries. "S'il faut mettre davantage, la région mettra davantage", a promis l'élue. "Ce sont des fonds d'urgence à débloquer avant les assurances".

"Très en colère". La présidente de Région s'est par ailleurs dite "très en colère" face à la grève de la SNCF maintenue samedi malgré l'appel à la solidarité demandé par son président, Guillaume Pépy pour les usagers victimes des intempéries. "Il ne faut surtout pas céder aux revendications des agents de la SNCF. Parce que ce qui se joue ici, ce n'est pas la loi El Khomri, c'est la convention collective des agents de la SNCF sur le temps et l'organisation du travail à la SNCF". Ne pas céder quitte à ce que la grève continue, avec le risque pour les agents de la SNCF de se rendre "très impopulaires auprès des Français", tacle l'élue, qui rappelle le besoin de rénovation sur le terrain, et d'autant plus avec les dégâts des inondations.