Universités : affrontements entre police et manifestants à Grenoble

  • A
  • A
Universités : affrontements entre police et manifestants à Grenoble
En début d'après-midi, le site de l'UGA était débloqué.@ JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
Partagez sur :

Le mouvement de protestation contre les nouvelles règles d'accès à l'université se poursuivait lundi sur quelques sites, avec notamment des affrontements à Grenoble entre des étudiants et la police.

Des affrontements ont opposé la police et une trentaine de manifestants qui bloquaient lundi matin l'accès aux amphithéâtres de l'Université Grenoble Alpes (UGA) où étaient programmés des examens, reportés dans l'après-midi, a-t-on appris auprès de la direction de l'établissement.

Une trentaine de bloqueurs, une quinzaine de policiers. Dès 7 heures du matin, malgré la présence de vigiles d'une société de surveillance, "une trentaine" d'opposants aux nouvelles modalités d'accès à la fac ont bloqué l'accès des amphithéâtres à quelque 580 étudiants venus passer leurs partiels en Sciences humaines et sociales. La direction de l'UGA a fait appel aux forces de l'ordre, mais la quinzaine de policiers "n'a pas dissuadé" les bloqueurs, "assez violents" et "visage masqué pour certains" selon l'université, de quitter les lieux. Ils ont alors utilisé des gaz lacrymogènes pour y parvenir. Un policier a été légèrement blessé et deux étudiants "se sont sentis mal", a-t-elle précisé, confirmant une information du Dauphiné Libéré. Selon les pompiers, un étudiant d'une vingtaine d'années a été conduit à l'hôpital pour des blessures sans gravité.

En début d'après-midi, le site était débloqué et les partiels ont été reprogrammés dans d'autres bâtiments, a précisé l'UGA.

Cinq jeunes interpellés à Lyon. Par ailleurs, cinq jeunes âgés de 18 à 23 ans ont été interpellés par la police sur le campus de Lyon 2 Bron dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu'ils tentaient de monter des barricades, après avoir dégradé des serrures et du matériel, selon une source policière. Ils ont été placés en garde à vue à la Sûreté de Lyon.