Université : plus de candidats que de places dans les facs de médecine d’Île-de-France

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Université : plus de candidats que de places dans les facs de médecine d’Île-de-France
Des places en fac de médecine pourraient se libérer d'ici début septembre.@ LOIC VENANCE / AFP
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Les sept facultés de médecine de la région parisienne ont reçu 7.650 candidatures pour la rentrée 2017, alors qu'elles comptent moins de 6.800 places.

Le nombre de postulants en première année de faculté de médecine en Île-de-France est supérieur au nombre de places disponibles, a indiqué vendredi le ministère de l'Enseignement supérieur, laissant planer la crainte d'un tirage au sort, une première pour cette filière. Les sept universités de médecine de la région parisienne ont reçu 7.650 candidatures pour la première année commune aux études de santé (Paces), qui accueille les jeunes souhaitant devenir médecins, sage-femmes, dentistes ou pharmaciens. Or ces facultés ne peuvent accueillir au total que 6.793 étudiants de première année, ce qui laisse donc 857 jeunes sur liste d'attente, a indiqué le ministère.

Les listes d'attente s'allongent. La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, "a souhaité rechercher une solution rapide, en lien avec les présidents d'université et les recteurs", précise dans le communiqué le ministère, où se déroule vendredi en milieu de journée une réunion "pour trouver une solution rapide et concrète". Les lycéens de terminale et étudiants en réorientation ont reçu jeudi les premières réponses à leurs vœux inscrits sur la plateforme Admission post-bac (APB). En Île-de-France, 857 jeunes ayant placé la Paces en premier vœux se sont donc vu signifier leur placement en liste d'attente à l'issue d'un premier tirage au sort.

Un tirage au sort polémique. Deux phases doivent encore se dérouler dans le processus APB d'ici début septembre, et des places en fac de médecine pourraient se libérer, celles de postulants qui n'ont pas eu le bac ou qui préfèrent in fine s'orienter vers une autre filière. Le tirage au sort, décrié par les organisations étudiantes et les présidents d'université, est déjà mis en oeuvre depuis plusieurs années dans les filières Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives) et psychologie notamment. Mais la Paces n'avait pas encore été touchée.

La ministre Frédérique Vidal s'était engagée peu après son entrée en fonction "à faire tout ce qu'elle pouvait pour limiter le tirage au sort" pour la rentrée étudiante 2017 et "ne plus y avoir recours en 2018", a rappelé le ministère.