Une révolution dans le traitement de l'AVC

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Une révolution dans le traitement de l'AVC
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Une équipe française assure pouvoir guérir 93% des cas à condition d'agir dans les trois heures suivant l'apparition des symptômes.

L'AVC (accident cardio-vasculaire) est la troisième cause de mortalité en France et la première cause de handicap. Elle intervient quand un caillot se loge dans le cerveau et empêche le sang de circuler normalement. L'AVC touche chaque année 150.000 Français dont 20% en meurent. Sur ces 150.000 malades, 30.000 ont moins de 55 ans.

Aujourd'hui, une équipe de neurologues de l'hôpital Bichat envoie un grand message d'espoir. Après 18 mois d'essais clinique, ils affirment pouvoir guérir 93% des cas si la prise en charge intervient dans les trois heures et 30 minutes suivant les premiers symptômes. Ils ont mis au point une technique combinée (injection en intraveineuse et intra-artérielle) qui permet de déboucher rapidement l'artère.

Ecoutez les explications du Professeur Pierre Amarenco, chef du service neurologie à l'hôpital Bichat, interrogée par Diane Shenouda :

Quels sont les symptômes qui doivent alerter : une paralysie ou insensibilité soudaine d'un bras ou d'une jambe, une perte du champs visuel, gauche ou droite, des troubles soudains de l'équilibre comme si on était ivre, une perte de la parole ou un brutal et inhabituel mal de tête. Dans ces cas-là, il faut immédiatement appeler le 112, le 15 ou le 18 ou foncer à l'hôpital.

L'étude sera publiée le mois prochain dans la revue médicale The Lancet Neurology.